28 novembre 2009
Astérix, une BD dans tous ses états
Une série d'émissions diffusées en août 2008 dans "Pour la littérature" sur France Culture. Les liens permettent de télécharger les émissions au format mp3.
1. Astérix, ou la petite star de la BD française.
« Astérix, le héros de ces aventures. Petit guerrier à l’esprit malin, à l’intelligence vive, toutes les missions périlleuses lui sont confiées sans hésitation. Astérix tire sa force surhumaine de la potion magique du druide Panoramix. » Qui est Astérix, ce héros aux allures d’anti-héros ? Car physiquement, il est loin des canons des supermen qui hantent les comics américains… Aussi son nom n’est-il pas le fruit du hasard : l’astérisque, c’est la petite étoile, et Astérix, c’est une petite star, bien franco-française, et créée dans cet esprit en 1959 pour le lancement du journal Pilote. Or sait-on que ce mythe de la francité a pour parents deux enfants d’immigrés ? Albert Uderzo, d’origine italienne, est naturalisé français à l’âge de 7 ans, et René Goscinny, d’origines polonaise et russe, bien que né à Paris, grandit en Argentine, travaille aux Etats-Unis et en Belgique, avant de revenir au pays de « nos ancêtres les Gaulois ». Comment ce personnage, résultat d’une séance de brainstorming d’à peine 10 minutes, est-il devenu un mythe ? Quelles ont été les tribulations extra-livresques de ce phénomène d’abord littéraire ? Invité :Pascal Ory. Historien, il enseigne à l’Université de Paris-I-Sorbonne. Il est l’auteur de Goscinny, la liberté d’en rire (éd. Perrin). |
2. Abraracourcix, ou la politique à bras le corps
« Abraracourcix est le chef de la tribu. Majestueux, courageux, ombrageux, le vieux guerrier est respecté par ses hommes, craint par ses ennemis. Abraracourcix ne craint qu’une chose : c’est que le ciel lui tombe sur la tête, mais comme il le dit lui-même : ‘c’est pas demain la veille !’ » Abraracourcix, un chef aux allures de beauf, qui révèle pourtant une personnalité politique d’envergure : ancien combattant de Gergovie, il incarne à lui tout seul les valeurs de la résistance prônées par son village d’irréductibles. Un idéal qui rappelle celui réaffirmé par de Gaulle lors de son retour au pouvoir en 1958, soit un an avant la création d’Astérix. Aurait-on affaire à une BD gaulliste ? Il est en tout cas clair qu’Astérix se fait l’écho des préoccupations politiques et sociales de la France moderne : place des femmes et des jeunes, luttes sociales, triomphe du capitalisme, uniformisation des comportements, aberrations administratives… Astérix tend à notre société un miroir, certes pour rire, mais d’une lucidité bien souvent troublante. Mais quel est pour finir l’idéal politique que propose le système gaulois ? Et si l’adversaire désigné est l’impérialisme de César, les vrais méchants ne sont-ils pas les « Goths, Ostrogoths et autres Goths » ? Où l’on peut voir que derrière des apparences faussement chauvines, cette BD construit une utopie basée sur des valeurs d’ouverture et de respect. Invité : Nicolas Rouvière. Spécialiste de littérature populaire, littérature de jeunesse et bande dessinée, il enseigne à l’IUFM de Grenoble. Il est l’auteur d’Astérix ou les lumières de la civilisation (éd. PUF) et Astérix ou la parodie des identités (éd. Champs Flammarion). |
3. Panoramix, ou les secrets du savoir magique
« Panoramix, le druide vénérable du village, cueille le gui et prépare des potions magiques. Sa plus grande réussite est la potion qui donne une force surhumaine au consommateur. Mais Panoramix a d’autres recettes en réserve… » Panoramix, le druide, est le détenteur du secret de la fameuse potion magique qui assure à ceux qui la boivent une force surhumaine. Ses pouvoirs ne le font pourtant jamais tomber du côté de l’occulte : il est bien plutôt l’incarnation du bon sens cartésien. Pédagogue et curieux, il invite ses amis et les lecteurs à l’exploration des différences, à la compréhension des autres peuples en jouant des stéréotypes et propose la version d’un savoir et d’une sagesse humanistes. C’est surtout à travers la construction d’une langue proprement astérixienne que ces aspects se révèlent. Car Goscinny a créé pour cette série un idiome propre. Comment sont nées toutes ces expressions passées aujourd’hui dans le langage courant : « Résister encore et toujours à l’envahisseur » ; « Ils sont fous ces… » ; « Être tombé dedans petit » ; « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide »… ? Quels sont les ressorts du comique propres à cette BD ? Comment les Anglais s’en sont-ils sortis pour traduire Astérix chez les Bretons ? Invité : Bertrand Richet. Linguiste, il enseigne à l’Université de la Sorbonne nouvelle-Paris 3. Il est l’auteur, avec Catherine Delesse, de La Traduction anglaise d’Astérix (éd. Artois Presses Université). |
4. Assurancetourix, ou l’art et la culture en question
« Assurancetourix, c’est le barde. Les opinions sur son talent sont partagées : lui, il trouve qu’il est génial, tous les autres pensent qu’il est innommable. Mais quand il ne dit rien, c’est un gai compagnon, fort apprécié… » Des pouvoirs de divination des bardes gaulois, Assurancetourix n’a retenu que celui de deviner en 50 avant J.C. les tubes musicaux du 20e siècle : « Menhir montant » pour « Ménilmontant » de Trenet ; « Ma mère m’a dit, Assurancetourix va t’faire tresser les ch’veux » pour le hit d’Antoine ; « Je ne suis qu’un fils de petits Gaulois moyens » pour « Petite fille de Français moyens » de Sheila etc. Alors, Assurancetourix est-il un artiste raté (comme semblent en témoigner les coups de marteaux de Cétautomatix) ou un génie incompris ? Quels autres clins d’œil la BD réserve-t-elle à l’art ? Où l’on s’amusera à reconnaître, au détour de quelques planches, des tableaux de maîtres, de Bruegel l’Ancien, Rembrandt ou Géricault, et des hommages au cinéma, à commencer par le Cléopâtre de Mankiewicz. Mais derrière ces anecdotes, le rôle d’Assurancetourix ne serait-il pas plus substantiel : servir, à l’aide de sa voix innommable, de rempart à la barbarie, et incarner le rôle de bouc émissaire, nécessaire, si l’on en croit René Girard, à toute société pour se structurer ? Invité : Christian Moncelet. Professeur de langue et littérature à l’Université de Clermont-Ferrand, il est l’auteur, entre autres, de l’ouvrage Les Mots du comique et de l’humour (éd. Belin). | |
5. Obélix, ou petite psychanalyse de la BD.
« Obélix est l’inséparable ami d’Astérix. Livreur de menhirs de son état, grand amateur de sangliers et de belles bagarres. Obélix est prêt à tout abandonner pour suivre Astérix dans une nouvelle aventure. Il est accompagné par Idéfix, le seul chien écologiste connu, qui hurle de désespoir quand on abat un arbre. » La première lettre de son nom résume à elle seule Obélix : il est rond comme la marmite de potion magique dans laquelle il est tombé petit. Les seules choses qui l’intéressent ? Rigoler, manger des sangliers et donner des baffes aux Romains. Obélix est un grand enfant et fait office de miroir à une société qui a donné toute sa place au mythe de l’enfant-roi. D’ailleurs Obélix ne se sent véritablement en concurrence qu’avec un seul personnage : Pépé, le seul « vrai » enfant de la série (Astérix en Hispanie). Obélix s’allongera donc sur le divan pour associer librement sur son attachement au monde de l’enfance et nous expliquer pourquoi la BD se structure autour de deux interdits, le sexe et la mort. Et bien d’autres choses encore, car avec ses tresses à nœuds et ses menhirs phalliques, Obélix a sûrement beaucoup à dire… Nous n’oublierons pas Idéfix, l’inséparable petit chien qui l’accompagne et qui hurle à la mort quand un arbre est déraciné... Invité : Nelly Feuerhahn. Chercheur au CNRS, elle est rédactrice en chef de la revue Humoresques. Elle a publié Le Comique et l’enfance (éd. Puf) et de nombreux articles sur Astérix qu’on peut retrouver dans deux ouvrages : Ils sont fous… d’Astérix, un mythe contemporain (éd. Albert-René) et Astérix, un mythe et ses figures (éd. Puf). |

22 novembre 2009
Tous les Mickeys du Monde - Saison 3
France Inter a proposé pour la 3ème année consécutive Tous les Mickey du monde, une émission radiophonique sur l'animation présentée par Laurent Valière et diffusée tous les dimanches à 17h à 18h, du 28 juin au 30 août 2009.
Première émission : Le Loup libidineux créé par Tex Avery (28 juin)
Le Loup de Tex Avery fait sa première apparition aux studios de la MGM en 1942 dans "Blitz Wolf", une parodie anti-nazie des Trois Petits Cochons, dans laquelle il apparaît grimé en Hitler. Le loup nazi représentant la menace allemande en temps de guerre va évoluer: il sera le méchant loup, aux multiples tentatives d'évasions de prison, sans cesse ratrappé par le chien Droopy.
Peu à peu, la personnalité du loup va s'étoffer: il va devenir séducteur, prêt à tout pour les beaux yeux du Petit Chaperon Rouge, revisité parl'animateur Preston Blair. Les yeux exorbités, il hurle, il bave, il tape sur tout ce qui l'entoure et sera pendant 12 épisodes le faire-valoir d'un Droopy molasson et lymphatique et connaîtra un succès immédiat auprès du public.
invités :
- Serge Kornmann, historien et passionné par le cinéma d'animation, il nous parlera des loups dans les dessins animés d'après-guerre.
- Patrick Brion, historien et spécialiste du cinéma américain, il est celui qui a réintroduit Tex Avery en France et qui l'a fait connaître du grand public. Il lui a d'ailleurs consacré un livre: "Tex Avery".
- Pierre Lambert, également historien du cinéma, il a rédigé plusieurs ouvrages sur les studios Disney, où il travaille.Il nous parlera d'un des animateurs de la MGM qui a fait son apprentissage chez Disney: Preston Blair.
- Tex Avery, une interview exclusive réalisée en 1969 par le spécialiste américain Joe Adamson, auteur du livre "Tex Avery : King of Cartoons" (Popular Library, New York, 1975), un ouvrage fondamental. La traduction française de l'interview in extenso a été publiée dans "Tex Avery : la folie du cartoon" publié aux éditions Artefact.
Deuxième émission : L'Etrange Noël de Monsieur Jack, le film de Tim Burton et Henry Selick et son héros Jack Skellington (5 juillet)
L'Étrange Noël de monsieur Jack (The Nightmare Before Christmas) est un film réalisé par Henry Selick d'après une idée originale de Tim Burton. Il raconte l'histoire de Jack Skellington, un épouvantail aux allures de squelette (Pumpkin King, « roi des citrouilles » dans la version originale), qui vit dans la ville d'Halloween. En tant que roi de l'épouvante, Jack occupe ses journées à préparer la prochaine fête d'Halloween mais découvre un jour une autre fête: Noël!
invités :
- Tim Burton, c'est de lui qu'est venue l'idée de ce film. Après avoir écrit ce sombre poème ( The nightmare before Christmas ), il a décidé de le mettre en forme, et c'est à H.Selick qu'il a confié cette tâche. Il est l'auteur de nombreux films aux atmosphères à la fois sombres et poétiques: Edward aux mains d'argent, Les Noces funèbres ou encore plus récemment Charlie et la chocolaterie.
- Henry Selick, réalisateur du film "l'Etrange Noël de Monsieur Jack". C'est Tim Burton qui lui a proposé de mettre en scène et de diriger l'équipe sur le film qu'il a imaginé. Plus récemment, H.Selick vient de présenter "Coraline" au festival d'Annecy, un nouveau long métrage d'animation.
- Danny Elfman, compositeur quasi-attitré de Tim Burton qu'il suit depuis Batman. Ils ont en effet travaillé ensemble sur de nombreux films: Pee-Wee big adventures, Edward aux mains d'argent et bien sûr l'inoubliable bande-originale de l'Etrange Noël de M.Jack.
- Bruno Collet, réalisateur français de films en stop-motion, la discipline qui consiste à animer des marionnettes. Il nous explique manière de faire. Parmi ses films : "Le Dos au mur", "Calypso is like so", "Jour de gloire".
- Pascal Vimenet, réalisateur, auteur et critique de cinéma. Il a consacré à l'oeuvre de Burton une part importante de ses recherches. Il est l'auteur d'un "cahier de notes" sur ce film, édité par Ecole au cinéma.
Troisième émission : Le Roi et l'oiseau les personnages et le film créés par Paul Grimault et Jacques Prévert (12 juillet)
C'est l'un des films les plus maudits de l'histoire du cinéma d'animation... Pourtant, au départ, tout semblait aller pour le mieux... Paul Grimault son réalisateur, et Jacques Prévert au scénario, auront mis plus de 30 ans à finaliser leur chef-d'oeuvre.
Sorti en 1953 sous le titre "La Bergère et le ramoneur", le film sera désavoué par ses auteurs, écartés par la production: le film coutait beaucoup trop cher. Des années plus tard, Paul Grimault va se relancer dans l'aventure et finaliser son film en 1980: "Le Roi et l'Oiseau" est né.
invités :
- Emile Bourget, assistant de Paul Grimault lorsqu'il a décidé de remonter son film.
- Jean-Pierre Pagliano,historien du cinéma et un grand amoureux de Paul Grimault et de son oeuvre. Il a écrit un livre: "Paul Grimault" basé sur des entretiens avec le réalisateur et prépare actuellement un ouvrage sur "Le Roi et L'Oiseau"
- Roger Duclent, décorateur en chef de Paul Grimault à la fois sur "la Bergère et le Ramoneur" et "Le Roi et L'Oiseau" aux côtés de Lionel Charpy.
- Daniel Mermet, journaliste français, animateur de radio sur France Inter. Il a travaillé dans l'atelier de Paul Grimault à ses débuts et nous parlera de cet homme et de sa manière de travailler.
Quatrième émission : Fritz le chat le film de Ralph Bakshi inspiré du personnage créé par Robert Crumb (19 juillet)
Imaginé par R.Crumb dès son adolescence sous le nom de Fred, Fritz le chat est l'un des premiers personnages mythiques de la vague "Underground" qui touche les Etats-Unis à la fin des années 60. Fritz, le chat libéré, fait sa première apparition dans le magazine de comics "Help" en 1965.
A l'autre bout des Etats-Unis, à New York, le cinéaste Ralph Bakshi, qui a réalisé de nombreux Terrytoons et autres dessins animés pour enfants décide d'adapter l'oeuvre de R.Crumb. Fritz le Chat sera le premier dessin animé classé X aux Etats-Unis, tandis que R.Crumb décide de tuer son personnage.
invités :
- Robert Crumb, un des chefs de file de la bande-dessinée "underground" américaine. Ses personnages tels que "Mister Natural" ou "Fritz le Chat" restent des grands classiques de la révolution comix. Il désapprouvera cependant le traitement que Bakshi fera de son personnage et assassinera Fritz dans sa dernière bande.
- Ralph Bakshi, réalisateur de dessin animés. Il a réalisé le très médiatique "Fritz le Chat" mais aussi des films comme "Heavy Traffic", "Coonskin" ou encore "Le Seigneur des Anneaux".
- Gilbert Shelton, le père des "Fabulous Freaks Brothers" une autre bande dessinée mythique des années 70 qui raconte les pérégrinations d'une bande de copains dans l'Amérique de l'époque.
- Serge Kornmann, une référence en ce qui concerne le cinéma d'animation. Il a consacré un petit ouvrage à l'oeuvre de Bakshi qui se trouve à la Bibliothèque Publique d'Information suite à l'exposition qui y avait été faite: "L'esprit Bakshi".
- Didier Pasamonik, spécialiste de la bande dessinée. Il est l'éditeur-adjoint du site internet: Actua BD, un site dédié comme son nom l'indique au mon de la bande dessinée.
Cinquième émission : Buzz l'Eclair, le héros de Toy Story, créé par John Lasseter (Pixar)
(26 juillet)
Sorti en 1995, Toy Story est le premier long métrage entièrement conçu en image de synthèse.Ce sont les pionniers de Pixar: John Lasseter, Ed Catmull, Steve Jobs assisté de leurs animateurs (parmis lesquels A.Stanton et P.Docter les réalisateurs des grands succès de Pixar) qui vont réaliser cette exploit.
Dans la chambre d'Andy, un petit garçon comme les autres, les jouets vivent leur propre vie une fois seuls.
Toy Story, c'est aussi l'histoire de Woody le cow boy et Buzz l'Eclair, le ranger de l'espace qui lutte contre l'infâme Zorg.
invités :
- Bob Peterson, il vient tout juste de présenter "Là-Haut" en ouverture du festival de Cannes. Il a travaillé comme animateur sur Toy Story avant d'être nominé aux Oscars pour "Nemo" sorti en 2003.
- Guionne Leroy, animatrice belge qui a fait ses début dans l'équipe de John Lasseter chez Pixar. Après une école de cinéma à Bruxelles, elle s'est envolée pour les Etats-Unis et nous raconte son expérience et son travail sur Toy Story.
- Georges Lacroix, un grand nom du cinéma d'animation. Il est en effet le premier à avoir réalisé une série en image de synthèse: "Les Fables géométriques" grâce à sa société "Fantôme". Il nous raconte l'incroyable aventure de l'image de synthèse jusqu'à Pixar.
Sixième émission : Goldorak, créé par Go Nagai (2 août)
Goldorak est LE phénomène des années 80 en France. Diffusé à partir de 1978 sur Récré A2, la série va vite avoir un succès énorme en Europe alors que celle-ci est restée très en retrait au Japon, où Go Nagaï l'a créée.
Go Nagaï est l'un des plus grands mangaka du XXè siècle, on lui doit également les Mazinger Z et autres mangas de robots...
Entrez donc dans notre robot, le décollage pour Euphor est imminent!
invités :
- Jacques Canestrier, l'homme qui a importé Goldorak en France. Après de nombreuses visites au Japon, durant lesquelles il découvrira notamment Albator ou Candy, celui-ci a proposé Goldorak à Jacqueline Joubert qui travaillait alors sur les programmes destinés au jeune public. Il n'a pas facilement réussi à imposer son choix: il nous explique pourquoi.
- Go Nagaï, l'homme qui a révolutionné le MANGA dans la deuxième partie du XXè siècle. Dans son oeuvre transparaît son attirance pour la science fiction et tout ce qui va avec: les robots, les planètes ... Il nous raconte tout cela dans une interview exclusive.
- Yvan West-Laurence, le fondateur du magazine "Animeland" consacré à la culture Manga. Il nous parle de Go Nagaï et de l'importance de son oeuvre au Japon.
- Daniel Gall, un grand comédien de doublage et LA voix de Goldorak. Il nous raconte son voyage sur Euphor dans la peau de Goldorak.
Septième émission : Tarzoon, la honte de la jungle créé par Picha (9 août)
Sorti en 1975 sur les écrans, La Honte de la Jungle est un
long-métrage franco-belge dans la droite ligne des revues satiriques
pour adultes de l'époque.
Le ton irrévérencieux du film a beaucoup fait parler de lui, et les héritiers d'E.R.Burrough, le père de Tarzan, ont même attaqué le film en essayant de le faire interdire: Le roi de la Jungle y serait ridiculisé.
invités :
- Picha, dessinateur, scénariste et réalisateur de films d'animations comme "La Honte de la Jungle", mais c'est en tant que caricaturiste qu'il a fait ses armes. Il a collaboré avec la Libre Belgique, Hara Kiri, Pan et même le New York Times.
- Boris Szulzinger, cinéaste et producteur de cinéma. C'est avec Picha qu'il a décidé de créer "La Honte de la Jungle" qu'il a produit et corréalisé. Il nous raconte le parcours de son film.
- Vivian Miessen, animateur français né en Belgique, il a travaillé sur "La Honte de la Jungle". Il nous explique comment.
- Philippe Moins, Président du festival du film d'animation "Anima", c'est un spécialiste belge du cinéma d'animation.
Huitième émission : Mister Magoo créé par John Hubley (16 août)
Mister Magoo a été dans les années 40-50's la figure de proue d'un nouveau style de dessin animé né de nouveaux studios: ceux de la United Productions of America, dite UPA. Née de la grève de 1941 chez Disney, cette nouvelle société de production va se lancer un défi sous la direction de S.Bosustow son créateur: contester la suprématie de Disney sur l'animation.
De cette volonté de se différencier va naître "l'animation limitée" et le personnage qui va l'illustrer pendant plusieurs années: Mister Magoo, ce vieil homme acariâtre et complètement bigleux, un véritable anti-héros au pays des cartoons foisonnants d'animaux.
invités :
- Sébastien Dabadie, Sébastien Dabadie est un spécialiste de la UPA à laquelle il a consacré une thèse. Il nous parle de la naissance de Mister Magoo et de son évolution au fil du temps jusqu'à la fin de la UPA.
- Roger Carel, un grand nom du doublage français. Il est notamment la voix de C3PO dans Star Wars, de Winnie L'ourson, de Kermit la Grenouille et de Mister Magoo. Il nous parle de sa personnalité.
- Pierre Lambert, historien du cinéma. Il a écrit plusieurs ouvrage sur le cinéma d'animation et sur l'oeuvre de Walt Disney. Aujoud'hui, il nous raconte la naissance de la UPA suite à la grève de 1941 chez les animateurs de Disney.
- Jimmy Murakami, animateur américain d'origine japonnaise. Il a travaillé quelques années à la UPA: sur le long métrage de Mister Magoo "Les 1001 nuits arabes" et sur un autre bonhomme de la UPA: Gerald Mc Boing Boing. Il nous raconte son expérience.
Neuvième émission : Titi et Grosminet, inventés par Bob Clampett et Fritz Freleng (23 aout)
Créée par Friz Freleng et Bob Clampett, la série "Titi et Grosminet" a fait les beaux jours des Merry Melodies et des Looney Tunes de la Warner Bros. Après leur brève carrière solo, les deux animaux se retrouvent dans le même dessin animé, aux côtés de Mémé.
Le concept est peu original: Grosminet le chat est sans cesse à la poursuite de Titi le canari, qu'il rêve de manger un jour, sans jamais y parvenir!
invités :
- Bob Clampett, le réalisateur le plus fou de l'équipe de la Warner et le créateur de Titi.
- Friz Freleng, papa de Sylvestre et l'inventeur des confrontations entre le chat et Tit, créateur de Sam le Pirate chez les Looney Tunes, et de la Panthère Rose, dans des archives exclusives prétées par le journaliste américain Joe Adamson. Après avoir débuté chez Disney dans les années 20, il rejoint les équipes de la Warner puis de la MGM où il deviendra réalisateur de cartoon.
- Arlette Thomas, comédienne française spécialisée dans le doublage. Avec Georges Aminel dans le rôle de Grosminet et Arlette Thomas dans celui de Titi: la série a trouvé deux voix spéciales aux tics et défauts bien particuliers...
- Serge Kornmann, historien du cinéma d'animation. Il a rencontré Friz Freleng il y a plusieurs années, il nous raconte ce qu'il sait sur l'aventure de Titi et Grosminet.
Dixième et dernière émission : Roger Rabbit créé par Richard Williams (30 août)
En 1988 sort sur les écrans un film tout à fait révolutionnaire: "Qui veut la peau de Roger Rabbit". C'est l'histoire d'un lapin blanc sorti tout droit d'un cartoon, marié à une pin up aux formes généreuses. Celui-ci est accusé d'avoir assassiné l'amant de sa femme: un être humain, en chair et en os!
C'est la première fois qu'un long métrage est entièrement réalisé à la fois en prise de vue réelle et avec des personnages de cartoon.
Cette coproduction Disney/Spielberg est également remarquable de par les recettes engendrées. Malgré tout, Roger Rabbit n'aura pas sa suite... On nous explique pourquoi!
invités :
- Jacques Müller, animateur français. En 1986, il rejoint Londres où il est recruté comme assistant, puis comme animateur de Roger Rabbit et sa femme Jessica. Il nous raconte comme il a vécu cette expérience au pays des toons!
- Richard Williams, le n°1 de l'animation sur le film Roger Rabbit. Il n'a pas commencé chez Disney mais à la UPA. Il a également animé la Panthère Rose dans "Quand la panthère rose s'en mêle".
- Alexis Hunot, spécialiste du cinéma d'animation. Il nous parle des moyens extraordinaires mis en oeuvre par la co-production Disney/Amblin.
16 novembre 2009
Histoire du Cinéma d'Animation
Une langue pendouille démesurément à la vue d’une fille… Un héros tombe en s’aplatissant comme une crêpe avant de jaillir, regonflé à bloc… Un château flotte dans le ciel… Des crapauds se transforment en princes charmants… L’univers sans limite du cinéma d’animation a peuplé notre imaginaire d’une impressionnante galerie de vedettes irréelles.
Si Walt Disney apporte la preuve de sa viabilité économique et exploite au maximum toutes les possibilités du dessin animé, les créateurs à travers le monde se placent tous face à son hégémonisme et son style fait de lignes courbes et de scénarii aseptisés. Certains inventent de véritables œuvres de second degré comme Tex Avery à la même époque chez Warner. D’autres utilisent un style plus pointu, plus carré, et des décors minimalistes en créant par exemple la Panthère Rose. D’autres enfin décident d’évoquer drogue, sexe et violence, de s’adresser à un autre public, au moment où la bande dessinée pour adultes apparaît.
Durant ces vingt épisodes, nous découvrirons les différentes techniques, les différentes écoles, les différents pays, et les principaux protagonistes de cette histoire, de Félix le Chat, première vedette de dessin animé, à Shrek qui réussit à supplanter la domination des studios Disney; de Winsor McCay, le dessinateur de Little Nemo, à Osamu Tezuka, l’inventeur du manga au Japon ; de Walt Disney, précurseur, premier à réaliser un dessin animé parlant en technicolor à Paul Grimault, qui tenta tant bien que mal à créer un studio en Europe.
Nous retrouverons les différentes formes de cinéma d’animation à travers le monde, du dessin traditionnel à la plasticine de Wallace et Gromit, en passant par les marionnettes tchèques, le papier découpé cher à Michel Ocelot et les images générées par ordinateur.
Nous décrirons l’écart technologique entre les Etats Unis et le reste du monde qui se fit jour dès l’invention du cinéma d’animation, l’importance croissante de la télévision dans la production de ces images et les diverses révolutions technologiques, jusqu’à la plus récente des images de synthèse qui ouvre de nouveaux horizons et donne au cinéma d’animation à nouveau l’avantage.
Une émission présentée par Laurent Valière et réalisée par Vincent Abouchar. Diffusion : France Culture, novembre et décembre 2006.
01. La machine d'Emile Reynaud et les premières bandes animées
02. Naissance d'une industrie aux Etats-Unis - Félix le chat, première star
04. L'alternative à Disney - Les frères Fleischer
05. La révolution de Blanche-Neige et les 7 nains
06. Les studios contre-attaquent - Tex Avery & Warner
07. Sécession chez Disney - Stephen Busostow & Mister Magoo
08. Les musiques de dessins animés - Carl Stalling & Scott Bradley
09. Paul Grimault et la tentative d'un studio en France
10. Au Japon, Osamu Tezuka invente le manga
11. L'influence de la télévision - Hanna-Barbera
12. Les artistes du cinéma d'animation expérimental et Norman Mc Laren
13. De Jrni Trnka à Tim Burton, les marionnettes tchèques traversent l'Atlantique
14. Les premiers longs métrages d'animation pour adultes en Europe
15. De la pâte à modeler à Wallace et Gromit
16. Hayao Miyazaki, la contre-offensive face à Disney et aux studios japonais
17. De Tron à la Belle et la Bête, les débuts des images de synthèse
18. Le renouveau du dessin animé francophone
19. La nouvelle télévision et les mauvais garçons du dessin animé anglophone
20. John Lasseter et les nouvelles frontières des images de synthèse
15 novembre 2009
Tous les Mickeys du monde - saison 2
Pendant l'été 2008, France Inter a diffusé la deuxième saison de Tous les Mickey du Monde, présentée par Laurent Valière, l'animateur qui a un cheveu sur la langue. Tu peux télécharger les émissions en cliquant sur les liens vers le site Rapidshare.
Première émission : Tom & Jerry (28 juin)
Tom et Jerry est une série américaine de dessins animés courts créés par les dessinateurs/réalisateurs William Hanna et Joseph Barbera et produits par la MGM par Fred Quimby de 1940 à 1958. Ces dessins animés humoristiques ont pour principaux protagonistes un chat, Tom, et une souris mâle, Jerry.
invités :
- Patrick Brion, historien du cinéma et animateur de ciné-club. Né en 1941, il est le fils de l'écrivain Marcel Brion. Spécialiste de l'histoire du cinéma, notamment de l'histoire du cinéma américain, il a étudié les grands réalisateurs américains et européens, de D. W. Griffith à John Huston, en passant par Alfred Hitchcock. Il a aussi réalisé plusieurs travaux sur des acteurs, Greta Garbo ou Clint Eastwood par exemple. Enfin, une grande partie des ses recherches porte sur les genres cinématographiques (film noir, comédie musicale, cinéma fantastique, etc.) et sur le dessin animé. C'est grâce à lui que le grand public, en France, a redécouvert Tex Avery.
- Serge Kornman, historien du cinéma d'animation.
- Serge Bromberg, producteur et réalisateur français. Il fonde en 1985 la société Lobster films, spécialisée dans les films anciens, dont il prend la direction. Il est par ailleurs membre du conseil d'administration de la Cinémathèque française et assure depuis 1999 la direction artistique du Festival international du film d'animation d'Annecy. Serge Bromberg est également producteur. Il est ainsi à l'origine de plusieurs documentaires, pour lesquels il signe parfois la réalisation - 'Histoire du Gag', Arte, 1997.
- Matt Groening, créateur de la série "The simpsons" et de Itchy et scratchy, parodie hyper violente de Tom et Jerry.
programmation musicale :
- Brigitte Fontaine & M : Y'a des zazous (album : Keke land)
- Camille : Cats and Dogs (album : Music hole)
- The Cure : The Lovecats (album : The lovecats)
Deuxième émission : Kirikou (5 juillet)
On fête cette année les 10 ans de Kirikou, phénomène sorti à Noël 1998 face à deux mastodontes de l'animation, "le Prince d'Egypte" des studios Dreamworks et "Mulan" de chez Disney.
Le film est sorti sans bande annonce. A l'affiche, le premier héros noir de dessin animé. et un film qui grâce au bouche à oreille seulement conquiert 1 million et demi de spectateurs.
invités :
- Michel Ocelot, né en 1943, est un réalisateur français qui s'illustre dans le cinéma d'animation. Il s'intéresse d'abord au cinéma d'animation en amateur, en réalisant pendant ses vacances, avec un groupe d'amis, différents courts métrages. Il a pour sa part utilisé du papier découpé, technique qu'il réutilisa plus tard lors de la réalisation de la série Ciné Si (Princes et Princesses). Il est très attaché à essayer de faire les choses le plus simplement possible.
- Eric Serre, premier assistant/réalisateur sur Kirikou.
- Anne-Lise Koehler, chef Décoratrice sur kirkou.
- Didier Brunner, producteur de Kirikou et Directeur des "Armateurs".
- Marc Bonny, distributeur du film "Kirikou et la sorcière" avec sa société Gébéka Films.
- Awa Sène Sarr, actrice sénégalaise et voix de Karaba dans Kirikou et la sorcière.
- Bruno Edera, spécialiste du cinéma d'animation africain.
programmation musicale :
- Salif Keita : Calculer (album : m'bemba (l'ancêtre))
- Gorillaz : Feel Good Inc (album : Demon Days
- Claude Nougaro : L'amour Sorcier (album : Compilation grand angle)
Troisième émission : Shrek (12 juillet)
Premier grand succès des Studios Dreamworks, Shrek est le film qui a bouleversé la domination des studios Disney. Le film a obtenu le premier Oscar du film d'animation et renversé les standards avec des histoires insolentes, irrévérencieuses, un anti-héros vert et son âne bavard comme une pie, qui tournent en dérision les Pinocchio, Sept Nains et autres fées clochettes.
Durant une heure, nous découvrirons la très cahotique fabrication du film, de l'adaptation d'un livre pour enfants de 26 pages à la satire du royaume de Disneyland.
invités :
- Jeffrey Katzenberg, directeur du studio Dreamworks Animation, producteur de Shrek
- Bibo Bergeron, co-réalisateur de "Gang des Requins" et de "la Route d'El Dorado" aux Studios Dreamworks. Bibo Bergeron prépare actuellement son nouveau dessin animé en France, "Un monstre à Paris", avec les voix de Vanessa Paradis et de Mathieu Chédid.
- Guillaume Aretos, directeur Artistique de Shrek, Shrek 2 et 3.
- Alexis Hunot, spécialiste du cinéma d'animation. Webmaster d'un site spécialisé dans l'actualité du cinéma d'animation.
programmation musicale
- Merlot : Loser (album : Chansons d'amour et de haine)
- Screamin' Jay Hawkins : I put a spell on you
- Air : Cherry Blossom Girl
Quatrième émission : Albator (19 juillet)
Corsaire balafré de l’espace, à la barre de son vaisseau l’Atlantis, Albator est l’un des trois héros aux cotés de Goldorak et de Candy qui dans les années 80 ont fait entrer le dessin animé japonais en France, à l’époque dans l’émission de Dorothée Récré A2.
La série raconte l'histoire de Albator, (en japonais "Harlock"), justicier et ultime recours de l'humanité dépravée qui noie un chagrin insondable dans l'alcool en parcourant l'immensité de l'espace telle une âme en peine...
invités :
- Shinji Shimizu, producteur sur la série Albator aux Studios Toei
- Rintaro, réalisateur de la série Albator dans les années 70 aux Studios Toei Animation. Rintaro réalise actuellement un nouveau long métrage, en coproduction avec la France, intitulé : Yona Yona Penguin.
- Leiji Matsumoto, auteur et dessinateur de "Albator"
- Yvan West Lawrence, spécialiste du cinéma d'animation japonais. Fondateur du magazine AnimeLand
- Jacques Canestrier, importateur des premières séries japonaises en France dans les années 70 (Albator, Goldorak, Candy).
programmation musicale :
- Röyksopp : Poor Leno (Wall of sound recordings)
- Noir Désir : Aux sombres héros de l'amer
- MGMT : Time to Pretend
Cinquième et dernière émission : Donald (26 juillet)
Apparu le 9 Juin 1934 sous le nom de Donald DUCK, aux USA, dans un dessin animé de la série "Silly Symphonies"(Les Symphonies Folâtres): La Petite poule avisée. Il conquit rapidement le monde entier grâce à son caractère bien trempé et sa voix si particulière et détrôna même le roi des studios Disney : Mickey !
invités :
- Matt Groening, créateur des séries télévisées animée Les Simpson et Futurama et auteur de bandes dessinées.
- Ulrich Schroeder, dessinateur de Donald, entre autres, il a également été directeur artistique chez Disney pendant 18 ans.
- Sylvain Caruso, comédien de formation, c'est lui qui prete,
depuis 17 ans sa voix à Donald. Il écrit également des livres pour
enfants comme Les petits grands de l'Histoire de France ( éd. Les 2
encres )
- Pierre Lambert, historien du cinéma d'animation et auteur du livre : Walt Disney, L'Age d'Or (aux éditions Démons et merveilles )
programmation musicale
- R-Wan : Coin coin
- Lonely Drifter Karen : This world is Crazy
- Björk : It's oh so quiet
14 novembre 2009
Vincent Engel de retour au musée Hergé
27 mai 2009. La presse a parfois des attitudes surprenantes… Elle s’était rendue en masse à l’inauguration du musée Hergé à Louvain-la-Neuve et fut outrée d’apprendre qu’aucune image ne pourrait être prise à l’intérieur du musée. Cela n’a pas empêché journaux et journalistes d’en parler dans leurs éditions du lendemain. Pour dénoncer ce scandale, certes, mais du coup parler néanmoins du musée et de son inauguration.
Devant une telle attitude, la meilleure réponse n’aurait-elle pas été le silence ? Pas d’image, pas d’information. Les hériters d’Hergé, qui négocient au prix fort l’utilisation de tous les produits dérivés (s’ils pouvaient faire payer pour l’utilisation des lettres qui composent le nom de leur manne céleste, ils le feraient certainement), ne pourraient qu’être sensibles à ce noble marchandage, lequel ferait hurler le capitaine Haddock. Eux qui seraient prêts à poursuivre en justice les gamins africains qui fabriquent avec des matériaux de fortune (pas la même fortune…) des figurines de Tintin, se seraient ainsi vu rappeler qu’à radin, radin et demi.
On aurait pu aussi profiter de l’occasion pour rappeler certaines vérités et poser certaines questions : y aura-t-il, dans ce musée, une salle sur Hergé antisémite, une autre sur Hergé collaborateur, une autre sur Hergé raciste et colonialiste ? Y exposera-t-on les planches scandaleuses de “L’étoile mystérieuse”, album au titre ignoble quand on sait qu’il paraît en 1942 au moment où les Allemands déportent vers la mort tous ceux qui portent une autre étoile jugée par eux aussi dangereuse pour le monde que l’étoile inventée par Hergé ?
Sans cela, je ne vois vraiment pas l’intérêt d’un musée Hergé. Tintin, c’est peut-être rigolo (mais c’est discutable…), mais ça n’a rien à voir avec Magritte, par exemple (et encore, je ne suis pas fou de Magritte). À part pour faire frémir de joie Stéphane Steeman et quelques idolâtres fétichistes, que peut-on y exposer qui mérite un musée à lui tout seul ?
Cela dit, “l’événement” de la présentation à la presse aveugle et malgré tout obéissante aura servi à quelque chose : me décider à boycotter définitivement ce lieu supposément culturel, qui n’est qu’une antichambre à la boutique du musée et une publicité énorme pour permettre à ceux qui gèrent le nom Hergé de gagner encore plus d’argent sur notre dos, en nous prenant pour des crétintins…
9 juin 2009. Réponse d'Alain De Kuyssche.
Je ne fais pas partie des amis de Vincent Engel (l’amitié, cela se construit lentement, non ?) et je travaille pour Moulinsart. Deux tares qui me pousseraient à me taire, mais ce texte, « Gogos en Stock », c’est vraiment n’importe quoi.
« Poursuivre les gamins africains… » : ce n’est pas drôle, c’est déplacé, c’est diffamatoire, ce n’est pas digne d’un Vincent Engel.
Radins, les Rodwell ? Ce n’est pas comme cela que je vis mon boulot chez Moulinsart. L’argent récolté par Moulinsart sert, entre autres, à faire vivre plus d’une centaine de personnes, créatives, talentueuses (allez, je m’inclus dans le lot…), ce qui n’est pas mal par les temps qui courent.Radine, Fanny Rodwell, qui consacre 20 millions d’euros à faire sortir de terre un musée ? Avant de rentabiliser cet investissement, il faudra beaucoup de temps, même si le musée attire des foules. Avec ce musée, Moulinsart ne gagne pas « encore plus d’argent sur notre dos », loin de là, et n’a puisé dans aucune caisse de subvention publique pour arriver à voir naître une oeuvre architecturale – ce qui est assez rare en Belgique depuis l’Atomium.
Pour gagner beaucoup d’argent et très vite, il existait un moyen
infaillible : publier un nouvel album Tintin. C’aurait été scandaleux,
déplacé, indigne etc, au regard des dernières volontés d’Hergé.
D’autres héritiers n’ont pas eu ces scrupules : cela n’empêche pas les
journalistes de se pâmer à la sortie d’une nouveauté, bien pensée,
savamment marketée et très vite oubliée – en tout cas jusqu’à l’opus
suivant, encore un peu plus décevant.
Hergé collaborateur ? Il ne s’agit à aucun moment d’excuser ou d’atténuer les erreurs, fautes et maladresses d’Hergé pendant l’occupation. Encore faut-il s’entendre sur le terme « collaborateur ». Si la collaboration consistait à coopérer activement avec les nazis, Hergé n’est pas tombé dans ce travers. Si collaborer signifiait l’adhésion à un parti ouvertement pro-nazi, comme Rex, et l’accompagner sur le Front de l’Est, Hergé ne l’a pas fait. Si collaborer, c’était dénoncer un résistant ou un voisin, Hergé ne s’est pas adonné à ce sport pratiqué abondamment dans notre pays, entre 1940 et 1944. Si la collaboration transparaissait dans des écrits non équivoques contre la résistance ou dans une prose idolâtre des hauts faits de l’armée allemande, rien de cela ne peut être reproché à Hergé.
Concernant l’antisémitisme, là aussi, il convient de garder la tête froide – et celui qui le dit, c’est quelqu’un dont 80 % de la famille maternelle a disparu dans la nuit et les brouillards d’Auschwitz et de Mauthausen.Je crois qu’Hergé était aussi antisémite que la plupart des « bons Belges » de l’entre-deux-guerres. Il est plus commode de tomber à bras raccourcis sur un homme plutôt que d’analyser le comportement d’une société donnée. Notamment dans un pays qui, plus de 60 ans après la chute d’Hitler, a encore du mal à restituer leurs biens (ou les compenser) à des familles juives, spoliées par l’occupant, les véritables collaborateurs et certains représentants de l’ordre, que n’étouffait pas l’indignation devant le sort réservé à des hommes, femmes et enfants jetés dans des wagons à bestiaux. C’est à ce point vrai qu’au moment où la justice dut statuer sur le cas d’Hergé, peu après la Libération, pas un de ses dessins antisémites (dans « L’Etoile mystérieuse ») ne lui fut reproché. Comme si c’était normal de moquer les Juifs, partout, à tout moment, en n’importe quelle circonstance.
Cela dit, le lien entre « L’Etoile mystérieuse » et l’étoile jaune (dont je conserve une exemplaire ayant appartenu à un grand père que je n’ai jamais connu) a quelque chose de grotesque. Ou alors, il faudra soupçonner des pires dérives le vinaigre L’Etoile et autres enseignes étoilées, visibles dans nos villes, même sous l’occupation.
Quant au colonialisme d’Hergé, oui, il est colonialiste, comme la majorité des Belges et des Européens, persuadés, en cet avant-guerre, de la nécessiter d’imposer la civilisation occidentale aux africains (on oublie souvent les asiatiques et les polynésiens), considérés comme de grands enfants. En tout cas, il n’a pas sombré dans les délires racistes d’un Edmond Picard.
Toutes ces questions, le Musée Hergé ne les élude pas, et je vous invite (mais oui, gratuitement !) à venir le constater sur place.
Un dernier mot sur les réactions de la presse. Dès les premiers contacts, les journalistes ont été prévenus de l’interdiction de prendre des images dans les salles d’exposition permanente. Les agences de presse n’ont pas apprécié que Moulinsart distribue 53 photos libres de droits (autant pour la radinerie…), dont une dizaine comportant des pièces exposées dans les salles.
Donc, nous vous attendons au Musée Hergé à votre meilleure convenance. Peut-être l’amorce d’une amitié ?
9 juin 2009. Réponse de Vincent Engel.
Merci pour votre commentaire.
Je n’y souscris pas vraiment, et d’une certaine manière, votre position est délicate, puisque vous travaillez pour la fondation. Les comportements de la fondation que je dénonce m’ont été si souvent attestés, par des personnes différentes et dignes de foi, que j’ai du mal à trouver votre défense convaincante. Quant à la question de l’antisémitisme de Hergé et l’analyse de L’étoile mystérieuse, je ne suis pas seul à être de cet avis. Un excellent essai avait été consacré au sujet il y a quelques années. La marque « L’étoile » n’est pas apparue sur le marché en 1942; l’album de Hergé bien, au moment précis où la solution finale se mettait en œuvre. Et tous les pays représentés dans l’équipage de Tintin sont des pays sous la coupe nazie, qui plus est le plus souvent collaborateurs, tandis que l’ennemi à battre de vitesse est de manière évidente l’Amérique…
Vous finiriez par nous faire croire que les héritiers de Hergé sont pauvres et malheureux… Il n’y a pas que la sortie d’un album pour faire de l’argent. Le merchandising de Tintin est extrêmement efficace, et l’on connaît le zèle mis à poursuivre tous ceux qui tenteraient de faire des copies. L’extrapolation que je fais aux gamins africains relève certes de la caricature, mais Hergé en a fait d’autres, bien pires.
Mais c’est un débat sans fin… Allez, j’accepte volontiers votre invitation, car vous me semblez quelqu’un d’aussi sympathique que certains personnages de Tintin (j’en aime quelques-uns). Et le dialogue est toujours plus intéressant que la polémique !
Et je ne voudrais pas que ce blog devienne, comme d’autres, un lieu d’échange de noms d’oiseaux et d’arguments de café du commerce…
10 novembre. Après la visite ...
Alain De Kuyssche, qui travaille au Musée Hergé à Louvain-la-Neuve, avait vivement réagi à mon article (voir haut de la page) à l’occasion de la présentation à la presse du musée – lors de laquelle, pour rappel, il avait été interdit aux journalistes de prendre des photos, celles-ci étant par ailleurs distribuées ensuite par les bons soins des responsables de l’institution.
Gentiment, M. De Kuyssche m’a invité à visiter les lieux, avec mon fils, ce que nous fîmes à l’occasion du congé de Toussaint – non que j’étais prêt à donner à Hergé le bon Dieu sans confession ou à la prendre pour un saint !
Pour être franc, la scénographie et l’architecture du musée sont réussies – certains diront que c’est une tendance forte de ces dernières années, qui consistent à rendre les musées davantage intéressants par leur architecture que par leur contenu. On parcourt la vie d’Hergé et ses créations grâce à des originaux auxquels s’ajoutent quelques pièces ou artefacts, sans qu’il soit toujours facile de distinguer les originaux des (re)créations réalisées à l’instigation d’Hergé – pour son travail – ou de ses héritiers – pour le musée. Pour les amateurs et les amoureux de Hergé, de Tintin et des autres, une découverte intéressante, amusante et très bien orchestrée.
Ce qui m’intéressait avant tout, c’était le parcours politique de Hergé. Ses années d’avant-guerre durant lesquelles, pétri d’éducation catholique, idéologiquement à droite, perpétuant, consciemment ou non, les préjugés racistes et antisémites de sa classe, il dépeignait un Congo, une Amérique, une Russie caricaturaux et ridicules ; sa collaboration au Soir volé dans lequel il publiait L’étoile mystérieuse, dont certains ont subtilement relevé ce qui relève pour le moins d’un lapsus historiquement malheureux – il y a en effet quelque chose de terrible à décrire la menace que fait peser une «étoile mystérieuse» sur la terre au moment où les Nazis mettent en place les lois antijuives, l’étoile jaune et l’extermination.
On ne peut pas dire que cette question soit franchement abordée par le musée. A contrario, on trouve une intéressante page signée Hergé, de manière visible, dans laquelle le professeur Bellum – nom évocateur ! –, après avoir entendu l’annonce faite sur la radio belge, en 1939, appelant à la neutralité de chacun face aux belligérants français et allemands, vient apposer sur un mur le graffiti suivant : «Hitler est fou». Publié dans la presse, ceci lui vaudra quelques inimitiés sérieuses, semble-t-il ; mais pas de réelles représailles.
Isolée, cette pièce à décharge fait sans doute oublier aux visiteurs peu concernés par ces questions l’absence du reste : les vignettes litigieuses et antisémites de L’étoile mystérieuse – que Hergé aurait supprimées avant même la publication dans Le Soir –, les couvertures de livres réalisées pour la collection Rex… On insiste par contre beaucoup sur l’influence positive exercée sur Hergé par Tchang, dont on expose d’ailleurs, dans la partie temporaire du musée, des œuvres intéressantes, sculptures et peintures.
À en croire Alain De Kuyssche, le débat est ouvert. Il n’y a plus de tabou sur le passé de Hergé, et il est d’ailleurs juste de faire remarquer qu’il ne faut pas en faire le bouc émissaire d’une classe entière. Le débat concerne également des écrivains comme Simenon, Bauchau, Poulet et tant d’autres.
En quittant les lieux, rendez-vous fut pris pour un colloque – ou une rencontre scientifique – où ces questions seraient abordées en profondeur ; l’occasion est trop belle de profiter de l’installation du musée dans une ville universitaire. N’y a-t-il pas un beau défi à vouloir éclairer les zones d’ombres du père de la ligne claire ?
Source : Blog à part
13 novembre 2009
Moulinsart contre Tintin
Bob Garcia aime le roman policier, le jazz, Conan Doyle, Jules Verne et Hergé. Rien d’exceptionnel, mais il a fait de ces tropismes le centre de sa vie, la gagnant en écrivant des polars, jouant de la musique avec des amis et échangeant avec d’autres passionnés points de vue et infos diverses sur Sherlock Holmes et Tintin. Dans cette petite liste, l’intrus est le reporter belge à la houpette car, depuis que Bob Garcia a écrit quelques livres destinés aux tintinophiles, la foudre lui est tombée dessus.
«A l’origine, je voulais transmettre à mes enfants le goût des aventures de Tintin et j’ai mis en page de petits ouvrages pour leur montrer les sources de l’œuvre d’Hergé, et en quoi les albums de Tintin avaient autant compté dans la culture populaire.» L’affaire se présente sous forme de cinq ouvrages confidentiels, de 100 pages chacun, bourrées d’illustrations se rapportant à l’univers de Tintin : la statuette reproduite dans l’Oreille cassée, le V2 qui a inspiré le vaisseau spatial d’Objectif Lune, etc. Autrement dit, une petite histoire de l’art populaire, déclinée en Jules Verne et Hergé, d’un mythe à l’autre, soulignant les passerelles entre les deux, Hergé et le 7e art, Tintin à Baker Street, en forme de parallèle avec Holmes, Tintin au pays du polar et enfin Hergé, la bibliothèque extraordinaire. Edités par une association 1901, ces fascicules ont été tirés à quelques centaines d’exemplaires (340 au minimum, 1 096 au maximum) ; ils n’ont donc rien rapporté à qui que ce soit, et surtout pas à leur auteur. L'auteur avait ainsi inséré des vignettes de Tintin, en se croyant naïvement protégé par une convention de Berne qui garantit un droit de « courte citation graphique ».
C’était compter sans les éditions Moulinsart, gardien du temple et surtout de la mine d’or de l’héritage Hergé. «Ils m’ont traîné devant les tribunaux pour contrefaçon, raconte Bob Garcia. Avec des arguments étranges, puisqu’on me reprochait d’avoir imaginé des dessins qu’Hergé "aurait pu" avoir réalisés. Sauf qu’il ne l’a pas fait.» En première instance, le tribunal de Nanterre donne raison à Bob Garcia, mais en appel, Versailles ne l’entend pas de cette oreille. Garcia est condamné pour «contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme commercial». A la clé, une petite note salée de 48 000 euros à verser au titre de dommages et intérêts. «Dans le jugement, il m’est reproché des reproductions de dessins d’Hergé dans des ouvrages où ils ne figurent même pas…»
Dans deux jours, les huissiers vont venir chez Bob Garcia pour saisir meubles et objets personnels. Avant d’en arriver là, l’auteur a tout tenté pour calmer la polémique, proposant aux éditions Moulinsart de retirer de la vente les très rares exemplaires encore en circulation et s’engageant à renoncer à écrire le moindre mot sur Tintin. Rien n’y a fait : le jour où le quotidien belge 24h publiait une interview d’Alain de Kuysscche, porte-parole de Moulinsart, assurant qu’ils allaient trouver une solution à l’amiable au litige, Bob Garcia recevait l’avis de mise en vente de ses biens par voie d’huissier.
Dans le milieu de l’édition, l’obsession des éditions Moulinsart, dirigées d’un main de fer par Nick Rodwell, homme d’affaires britannique époux de la veuve Hergé, est devenue légendaire. «Ils font des procès à tout le monde, à tort et à travers, reprend Bob Garcia. Tous les tintinophiles peuvent en témoigner. Les évictions ou les procédures entamées à l’encontre de gens comme l’écrivain et réalisateur Benoît Peeters ou du journaliste Albert Algoud sont pléthore. Pourtant, ils n’ont de leçon à donner à personne. Il y a quelques années, Moulinsart a été condamné pour avoir plagié Tintin et moi, entretiens avec Hergé, de Numa Sadoul.»
Texte : Bruno Icher, Libération12 novembre 2009
Moulinsart veut mettre Bob Garcia à la rue
Lorsque nous voyageons entre les pages des aventures de Tintin, nous sommes surpris de cette soif de justice et de liberté qui animent ce héros de bande dessinée. Si Tintin vivait parmi nous, il serait parti se fâcher chez les héritiers d’Hergé en faisant sa révolution au siège de la Société Anonyme Moulinsart qui prétend gérer dignement les droits de l’auteur défunt.
Moulinsart serait donc une haute autorité morale, un nouveau tribunal d’inquisition qui impose sa propre loi à la Justice de ce pays et qui veut qu’on condamne tous ceux qui se réfèrent à Tintin. Le château de Moulinsart serait-il en ruine pour qu’on nous condamne à en payer les pierres de sa restauration ou bien faut-il seulement aller remplir les poches de quelques flibustiers qui se retranchent habilement derrière la loi pour interdire tout référencement aux dessins d’Hergé, sans leur verser de prétendus droits d’auteur puisque l’œuvre n’est pas tombée dans le domaine public.
Tonnerre de Brest, faut-il prendre Moulinsart comme nos ancêtres prirent la Bastille, se révolter et tout casser pour l’amour de la liberté. Un homme vient de faire les frais de cette véritable dictature intellectuelle exercée par la Société Moulinsart.
Bob Garcia est un intellectuel romancier grand amateur des aventures de Tintin. Il vient d’être jugé et condamné à payer plusieurs milliers d’euros pour avoir eu l’outrecuidance d’écrire des livres sur les sources d’inspiration des albums de Tintin, en révélant juste que le personnage principal et son chien Milou n‘étaient pas les fruits de l‘imagination d‘Hergé. Garcia donne son point de vue et Moulinsart S.A. met tout en œuvre pour faire punir cet auteur libre d’écrire sur le sujet de son choix et surtout sans insulter personne, ce qui est si rare de nos jours !
Mais certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire puisque la censure a encore de beaux jours devant elle et qu’elle nous menace sans cesse de poursuites contre notre liberté d‘expression, qu‘elle soit verbale, écrite ou dessinée de manière humoristique. On veut qu’on devienne les adeptes de cette nouvelle secte planétaire qu’est la pensée unique ou chacun serait lobotomisé et sans réaction, on veut nous asservir mentalement en créant des lois qui nous feront taire car elles nous emmèneront en prison ou nous ruineront jusqu’à la déchéance voire au suicide. On va cloner les futures générations, sur un vieux modèle de gènes d’idiot du village, qui n’auront pour but que de travailler plus pour produire plus en gagnant moins et en fermant leurs gueules, puis en votant pour les mêmes apprentis dictateurs à la noix de coco qui auront le plaisir de prendre un pouvoir à vie.
Bob Garcia n’ayant pas d’argent pour payer ce à quoi il vient d’être condamné, on va lui saisir cette semaine sa petite maison et ses quelques biens pour les donner en pâture à cette bande de boit-sans-soif qui règne sur Moulinsart. Bob Garcia va se retrouver à la rue, avec sa famille. Cet homme est victime d’une véritable injustice. Pourvu que notre Tintin justicier prenne vie pour aller botter le cul de ces ectoplasmes à roulettes qui ne méritent même pas les tendres insultes proférées, au fil des pages d’Hergé, par le Capitaine Haddock.
Moulinsart doit revoir sa copie et ne pas s’enfoncer dans cette attitude ignoble et répressive qui porte atteinte à la mémoire d’Hergé qui n’aurait sûrement pas voulu cela, d’autant que Bob Garcia n’a jamais gagné un sou avec ses livres.
Où est passé ce bel humour Belge que nous aimions tant, cet art de vivre qui caractérise les sujets du bon Roi Albert et qui était le fil conducteur de la vie d’Hergé. A croire que les ayants droits d’Hergé ne sont pas Belges pour être autant procéduriers et de tels avares avides du moindre argent.
Il y a vraiment de l’abus, dans notre Pays, lorsqu’on pense que la Justice donne raison à la bande de bachi-bouzouks qui veut faire taire Bob Garcia en le faisant condamner pour contrefaçon. Mais Bob Garcia n’a rien contrefait, il a juste voulu créer en s’inspirant de l’atmosphère qui est présente sur la couverture des albums de Tintin sans les plagier, donnant même l‘envie de racheter les albums de Tintin par une couverture suggestive qui est une excellente publicité et un bon coup de marketing. On devrait même le féliciter, le Bob Garcia, au lieu de le condamner… et pendant ce temps-là des voyous criminels vendent de la drogue dans les cités de Sevran et incendient des appartements en tuant les occupants et cela en toute impunité, cherchez l’erreur !
Et si demain les héritiers du Comte de Cheverny portaient plainte contre les ayants-droits d’Hergé pour avoir plagié le Château de Cheverny en le transformant en Château de Moulinsart… Un coup à passer pour des enfonceurs de portes ouvertes, «Mille Sabords !».
Texte : Philippe Chauveau-Beaubaton, Le Post
04 novembre 2009
Moulinsart a tué Garcia
Depuis près de vingt ans, Moulinsart SA, dirigé par M. Nick Rodwell, l’époux de la seconde femme de Georges Remi alias Hergé. essuie une véritable guérilla. A dire vrai, elle avait été entamée du vivant même du maître de Bruxelles lorsque, en 1975, les Situationnistes avaient détourné l’œuvre d’Hergé pour en faire des happenings. Entre les éditions pirates de Tintin au Pays des Soviets tentant de faire rendre gorge à l’anticommunisme de son auteur, les parodies sexuelles, notamment celles de Jan Bucquoy, les éditions non-autorisées et les broncas médiatiques des opposants de Moulinsart, la tintinologie se nourrissait pour ainsi dire de cette « révolte » contre des ayants droit « abusifs ». Comme toute geste héroïque, ce combat avait, bien entendu, ses martyrs.
Bob Garcia est désormais l’un d’eux. Il était l’auteur de plusieurs ouvrages sur Hergé et son analyse, parfois inspirée, apparaissait le plus souvent superficielle pour les commentateurs. Problème : jamais Moulinsart ne lui avait accordé le droit d’utiliser la marque ou les vignettes de Tintin. Il se les était arrogés, par « esprit de résistance » ou par défi. Il avait des tas de choses à raconter à propos d’Hergé, de ses sources et de ses influences. Il a publié depuis fin 2005 un certain nombre d’ouvrages sur son idole : Jules Verne et Hergé : d’un mythe à l’autre, Tintin au pays du polar, Tintin à Baker Street, Hergé, la bibliothèque imaginaire et Hergé et le 7ème Art, tous parus aux éditions McGuffin. Ces études reproduisaient des vignettes de l’œuvre d’Hergé à l’appui de ses thèses et des démarques, sinon des parodies, de couvertures et de dessins. Sans l’accord des détenteurs des droits.
La société Moulinsart et l’ayant-droit d’Hergé, Fanny Rodwell attaquèrent dès lors l’auteur et sa société d’édition en avril 2006, de même que… la FNAC, libraire coupable d’avoir proposé ces ouvrages à la vente sur son site Internet. La FNAC retira un moment ces livres de la vente, avant de les y remettre et d’aller jusqu’au bout de la procédure. Il était notamment reproché à Bob Garcia et à son éditeur :
d’atteintes aux intérêts de Moulinsart en exploitant des droits de Tintin qui lui appartenaient ;
d’avoir
contrefait les albums de Tintin en copiant leur dénomination et leur
présentation, adaptations non autorisées de l’œuvre d’Hergé, créant
ainsi la possibilité d’une confusion avec les autres volumes de
l’œuvre, comme par exemple avec « Tintin au pays du polar », actions
susceptibles de constituer une « concurrence déloyale » et un
« parasitisme » ;
d’avoir
porté atteinte au droit moral de l’auteur en reproduisant ces
adaptations contrefaisantes. Les plaignants signalaient au passage la
mauvaise qualité de reproduction des vignettes.
Les défendeurs mettaient en avant la nécessité d’utiliser les images d’Hergé pour étayer les différentes thèses avancées (il s’agit de comparer deux œuvres) excipant du droit de la citation pour ce faire. Problème : pour critiquer l’œuvre d’Hergé, il fallait jusqu’ici demander l’autorisation préalable des droits de reproduction à Moulinsart qui examine alors minutieusement si l’utilisation qui en est faite ne lui fait pas ombrage. Bob Garcia avait, semble-t-il, décidé de s’en passer. « Les portes du château ne se sont probablement pas ouvertes, écrivions-nous en 2005 à propos de ces droits de reproduction, puisque les illustrations de Tintin figurant dans [Jules verne et Hergé, d’un mythe à l’autre] sont signées... Golo et Frank, extraites d’une parodie publiée par Casterman dans un fascicule en hommage à Hergé. Nous verrons si la Fondation [Hergé] se laissera abuser par la manœuvre... » Cela n’a apparemment pas été le cas puisque l’ouvrage se trouve aujourd’hui devant le tribunal.
Le jugement du Tribunal de Nanterre tombe à une date fatidique : le 22 mai, jour de la naissance d’Hergé (les initiales de Robert Garcia sont RG aussi …). Les attendus constatent une contrefaçon, une reproduction non autorisée de l’oeuvre d’Hergé et une atteinte aux droits patrimoniaux de Moulinsart. Le tribunal condamne Bob Garcia et son éditeur pour ces raisons, la FNAC étant relaxée.
La « justice de Moulinsart »
Mais en revanche, à la lecture de l’arrêt, il apparaît que ce jugement ouvre une brèche importante en ce qui concerne le droit à la citation graphique. Elle fait une nouvelle lecture de l’article L122-5 3° du Code de la propriété intellectuelle après l’entrée en vigueur de la Loi du 1er août 2006 qui en modifie la portée. Constatant que les ouvrages de M. Garcia « constituent des études et des analyses de l’œuvre d’Hergé », le jugement avance qu’ « une vignette qui constitue un extrait d’un ensemble, réalise une courte citation d’un album qui ne peut être résumé à un assemblage d’œuvres distinctes » tant qu’elle ne porte pas atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre, ni ne cause un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l’auteur. Il conclut donc : « Il y a lieu donc de considérer que Robert Garcia et [son éditeur] sont bien fondés à se prévaloir de l’exception de courte citation pour les vignettes extraites des albums des Aventures de Tintin. »
« Nous ne ferons pas appel, nous dit Bob Garcia, puisqu’en l’état, malgré la condamnation sur les couvertures et les titres […], le jugement nous est quand même très favorable ». Cela dit, financièrement, la déconvenue est sévère puisque Bob Garcia et son éditeur sont contraints à payer ad solidum 10.000 euros de dommages et intérêts à Moulinsart et à Fanny Rodwell et à 8.000 euros de dépens, en application de l’article 700 sur les frais de procédure. « C’était plus une question de passion que de se faire de l’argent, se justifie l’auteur. L’éditeur et moi étions des passionnés de Tintin. Je ne vis pas de cela, je gagne ma vie avec mes romans publiés aux éditions du Rocher ». Tout ce combat, il le mène pour la liberté d’expression : « C’est notre droit de dire ce que l’on a envie de dire sur cette œuvre à partir du moment où l’on n’est pas irrévérencieux, et ce n’est pas le cas ici. […] On veut entendre de la part des juges quelque chose de clair sur nos droits, ce à quoi on a droit et ce à quoi on n’a pas droit. On se conformera à la justice. Pas à la justice de Moulinsart, mais à celle des juges ! »
Une « remise en cause de toute l’économie des droits de reproduction de la bande dessinée »
« Le jugement m’apparaît contradictoire, nous dit de son côté l’avocat de Moulinsart Me Florence Watrin, pas prête à lâcher le morceau. Il reconnaît d’abord qu’une vignette de bande dessinée est une œuvre à part entière. Or, une œuvre à part entière ne peut pas être citée puisque lorsqu’on cite une œuvre, on en cite nécessairement une partie qui, en outre, doit être courte. […] Hergé est connu pour avoir fait vivre ses personnages en dehors de ses livres. Il y a d’abord eu les publications dans les journaux avant les albums, et puis les publicités, les affiches qui utilisaient les illustrations d’Hergé. C’est donc quelqu’un qui a démontré par son travail que ses dessins, quels qu’ils soient, sont des œuvres à part entière. Je trouve cette décision extrêmement critiquable sur ce point et c’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle la société Moulinsart et Mme Rodwell font appel de cette décision. »
Quant à l’ouverture faite à un droit de citation graphique, Me Florence Watrin est formelle : « C’est très grave parce que c’est la remise en cause de toute l’économie des droits de reproduction de la bande dessinée. Que ce soit pour les auteurs ou les éditeurs, ce jugement a des conséquences inouïes ! […] Le droit d’auteur est un ordre public de protection. Toutes les exceptions comme le droit de citation, la reproduction destinée à un usage privé ou la parodie doivent être entendues strictement. »
Toute la problématique est la notion de « courte citation » d’une œuvre graphique, une notion apparemment très floue. « La citation, telle qu’elle a été entendue au départ par le législateur a été pensée manifestement pour une citation littéraire, nous dit Me Watrin. « Le problème va bien au-delà de la bande dessinée. La photographie, par exemple, dispose d’une jurisprudence éprouvée puisque les photographes ont à affronter les mêmes arguments quand on « cite » leur œuvre. […] Le droit de citation n’est peut-être pas adapté pour les œuvres graphiques parce que les conditions prévues par la loi ne sont pas remplies. Il y a une pratique qui semble fonctionner pour la reproduction des œuvres picturales, mais dans la bande dessinée, si l’on reproduit des éléments de détail qui sont eux-mêmes constitutifs d’une œuvre, cela pose un problème. C’est pourquoi je pense que le droit de citation n’est pas possible pour une œuvre graphique. Dans la loi de 1957, le législateur n’envisageait ni la photographie, ni la bande dessinée, ni le cinéma…, seulement la citation littéraire. »
La Cour d’appel de Versailles aura fort à faire pour établir les règles qui permettront à la loi de distinguer les Dupond et Dupont de la citation graphique.
Premier coup de semonce : le 9 juillet 2009, dans un autre procès, l’éditeur d’une parodie, Le Léopard masqué se faisait lourdement condamner par le Tribunal de Grande Instance d’Evry pour « parasitisme » après avoir publié une parodie intitulée « Saint-Tin et son ami Lou ». La parodie ne justifie en aucun cas un usage extensif des signes distinctifs issus de l’œuvre d’Hergé conclut le tribunal.
C’est la Cour d’Appel de Versailles qui, dans un arrêt du 17 septembre 2009 donne le coup de grâce : renversant la décision du Tribunal de Première Instance, elle considére que : « …la citation s’entend par nature d’un extrait, d’un passage, d’une œuvre constituant un tout, et qui a pour finalité d’illustrer la pensée de son auteur ; que dans le cas accompagnés de textes, il s’agit essentiellement d’une œuvre graphique dont seule une reproduction, totale ou partielle, peut traduire les formes et l’esthétique ; […] Que ces vignettes, individualisées, sont des œuvres graphiques à part entière, protégeables en elles-mêmes, indépendamment de l’ensemble et de l’enchaînement narratif dans lequel l’auteur les a intégrées ; que ces vignettes constituent des reproductions intégrales de l’œuvre d’HERGE ; Considérant que cette reproduction intégrale ne peut pas relever de l’exercice du droit de courte citation prévu par l’article L 122-5-3° du code de la propriété intellectuelle. »
En clair, dans ce cas précis, la citation graphique n’existe pas et l’usage d’une vignette de Tintin sans l’autorisation des ayants droit est illicite.
Par conséquent, le tribunal condamna Bob Garcia et son éditeur à payer des dommages et intérêts à Moulinsart (30.000 euros) et à Fanny Rodwell, la légataire universelle d’Hergé (10.000 euros) en plus des frais judiciaires (environ 8000 euros). Par ailleurs, le site Internet FNAC Direct qui avait distribué ces ouvrages a également été condamné pour avoir diffusé l’œuvre litigieuse.
De lourdes conséquences
La suite est douloureuse pour l’écrivain, le 21 octobre 2009 : « Au terme de quatre ans de procès assidu, écrivait-il la semaine dernière à quelques journalistes, les sympathiques et dynamiques ayant-droit de l’œuvre de Hergé sont parvenus à me faire condamner à payer 48.610,19 euros pour contrefaçon. Il est vrai que j’ai publié 5 ouvrages au tirage de 500 ex par titre, dont certains contiennent quelques images de Tintin... Du coup, histoire de marquer le coup, les ayant-droit m’ont envoyé les huissiers pour "saisie-vente" de ma maison. Je ne critique pas le côté farce, mais côté fair-play, il y aurait à redire, surtout que j’avais demandé un délai par voie d’avocat trois jours plus tôt en expliquant que j’étais sans le sous... Quoi qu’il en soit, je reste confiant car j’ai déjà réuni la somme significative de 10,19 euros. Il ne me reste donc plus que 48.600 euros à trouver en deux jours. » Selon son président, Laurent Debarre s’exprimant dans notre forum, l’association Promocom est acculée au dépôt de bilan
Sur son blog, le biographe d’Hergé Pierre Assouline relaie le témoignage de la « victime ». Il est vrai que cette affaire ouvre la possibilité aux ayants droit, quels qu’ils soient –auteurs ou héritiers « abusifs »- d’interdire l’usage d’une image à tout commentateur de l’œuvre qui ne recevrait pas leur imprimatur.
Ce qui ressemble bien à une censure préalable ne peut mener qu’à une « berlusconisation » de l’information. La seule alternative est que le législateur corrige cette anomalie de la loi qui entrave de façon manifeste la liberté d’expression.
Texte : Didier Pasamonik, Actua BD
01 novembre 2009
Ma collection BD
J'ai rassemblé ici toutes les BD ainsi que les bouquins relatifs aux différents auteurs, une collection de près de 300 ouvrages !
Note du 7 septembre 2008 : je range ma bibliothèque à la fin du mois et compterai exactememnt le nombre de volumes.
Note du 26 décembre 2008 : j'ai rangé ma bibliothèque mais je n'ai pas encore compté.
Achille Talon
La Vie secrète du Journal Polite (avec le Figaro)
L'Agent 212
24. Agent de Poche, dédicacé par Daniel Kox et Raoul Cauvin
Alpha
10. Mensonges, dédicacé par Jigounov
Astérix
1. Astérix le Gaulois - Asterix L Goulès (mirandais)
2. La Serpe d'or
3. Astérix et les Goths
4. Astérix gladiateur
5. Le Tour de Gaule d'Astérix
6. Astérix et Cléopâtre
7. Le Combat des chefs
8. Astérix chez les Bretons
9. Astérix et les Normands
10. Astérix légionnaire
11. Le Bouclier arverne
12. Astérix aux Jeux Olympiques
13. Astérix et le chaudron
14. Astérix en Hispanie
15. La Zizanie
16. Astérix chez les Helvètes
17. Le Domaine des dieux
18. Les Lauriers de César
19. Le Devin
20. Astérix en Corse
21. Le Cadeau de César
22. La Grande Traversée
23. Obélix et compagnie
24. Astérix chez les Belges
25. Le Grand Fossé - Ch'Village copè in II (picard) - L Galaton (mirandais, exemplaire 2179, contient aussi la version française en noir et blanc en format à l'italienne) - Gran Kannal La (créole antillais)
26. L'Odyssée d'Astérix
27. Le Fils d'Astérix
28. Astérix chez Rahàzade - La Kaz Razade (créole réunionnais)
29. La Rose et le glaive
30. La Galère d'Obélix
31. Astérix et Latraviata
32. Astérix et la rentrée gauloise - Astérix hag an distro (breton) - Astérix à l'école d'ertour (gallo) - Astérix a l'escòla gallesa (occitan) - Astérix i rinte à l'école (picard)
33. Le ciel lui tombe sur la tête
Les 12 travaux d'Astérix
Astérix et la surprise de César
Astérix aux Jeux Olympiques, l'album du film
Mais où est donc Astérix ?
Le livre d'Astérix le Gaulois
DBD 16 - Dossier Goscinny
Uderzo croqué par ses amis
Dictionnaire Goscinny
Uderzo - De Flamberge à Asterix
Uderzo - Entretiens avec Numa Sadoul
Uderzo-Goscinny, la Recette de la Potion Magique, catalogue de l'exposition au Festival de la BD d'Angoulême en janvier 2000.
Astérix et Compagnie (A5, livre de portraits)
Les Bidochon
Tomes 15 et 16 (Album double)
Blake et Mortimer
1. Le Secret de l'Espadon - tome 1 (Edition Le Soir)
2. Le Secret de l'Espadon - tome 2 (Edition Le Soir)
3. Le Secret de l'Espadon - tome 3 (Edition Le Soir)
4. Le Mystère de la grande pyramide - tome 1
5. Le Mystère de la grande pyramide - tome 2
6. La Marque jaune
7. L'Enigme de l'Atlantide
8. S.O.S. Météores (Edition Le Soir)
9. Le piège diabolique (Edition Le Monde)
10. L'Affaire du Collier (Edition Le Monde)
11. Les 3 Formules du Professeur Sato - tome 1 (Edition Le Monde)
12. Les 3 Formules du Professeur Sato - tome 2 (Edition Le Soir)
18. Le Sanctuaire du Gondwana (EO 03/2008, avec sérigraphie en quadrichromie de la librairie Brüsel numérotée 292/499 et signée par Juillard)
Dans les coulisses de Blake et Mortimer (entretiens avec Y. Sente et A. Juillard)
La Marque du siècle (Editions CBBD / La Poste belge - exemplaire 2070 / 3250)
Le Monde de Edgar P. Jacobs, par Claude Le Gallo
Sur la piste avec Blanc-Dumont (Olivier Cassiau)
Boule et Bill
Nos plus belles bêtises, Le Figaro 2008
Concentré de Bonheur! (Le Figaro, 2008)
Bill et ses copains (format A5, édition publicitaire du Crédit Mutuel, octobre 2005)
Vive la marée (Best of 1, Le Soir 2009)
Cabotinage (Best of 2, Le Soir 2009)
Un amour de Caroline (Best of 3, Le Soir 2009)
Cocketterie (Best of 4, Le Soir 2009)
Bill & Balle (Best of 6, Le Soir 2009)
L'album de famille (Best of 7, Le Soir 2009)
Il y a un os (Best of 8, Le Soir 2009)
Les quatre saisons
Les Cahiers de la Bande Dessinée
10. Franquin
12. Peyo
13. Gotlib
14/15. Hergé
16. Roba - Reding
22. René Goscinny
25. Jean Giraud
32. Hugo Pratt
Cauvin
Les Duos de Cauvin (Editions CBBD / La Poste belge - exemplaire 804 / 1600, dédicacé par Cauvin, signé par Bédu, Carpentier et Kox)
Le livre d'or de Raoul Cauvin, par Kris de Saeger (dédicacé par Cauvin)
Divers CBBD
Bill a du cachet (23/01/1999, exemplaire 465/2500)
Poste de secours (29/03/2003, exemplaire 746/1200)
9 timbres pour le 9ème art (Editions CBBD / La Poste belge, paru lors du 10ème anniversaire du CBBD - exemplaire 2406 / 2500)
Rosinski à l'avant-poste (09/10/2004, exemplaire 689/2000)
Cubitus, vous êtes toujours timbré (09/10/2004, exemplaire 440/1600)
Gotlib s'en tamponne (24/04/2006, exemplaire 260/1600)
Greg, la triple vie d'un génie (16/10/2007, exemplaire 397/1200)
Tibet, tête-bêche (17/10/1998, exemplaire 1698/2500)
Yoko Tsuno : Missives spatiales (27/06/2009, exemplaire 222/1600)
Cédric
1. Premières classes
2. Classes de neige
3. Classe tous risques
4. Papa a de la classe
5. Quelle mouche le pique?
6. Chaud et frois
7. Pépé se mouille
8. Comme sur des roulettes
9. Parasite sur canapé
10. Gâteau-surprise
11. Cygne d'étang
12. Terrain minets
13. Papa, je veux un cheval!
14. Au pied, j'ai dit!
15. Avis de tempête
16. Où sont les freins?
17. Qui a éteint la lumière?
18. Enfin seuls!
19. On se calme!
20. J'ai fini!
21. On rêvasse?
22. Elle est moche! (dédicacé par Raoul Cauvin)
Le Chat
Ar C'hazh e Breizh (breton)
Ma langue au chat
Hors série Télérama du 12 mars 2008
La Coccinelle de Gotlib (BDVD)
Corto Maltese
Corto Maltese en Sibérie
La Maison Dorée de Samarkand
CRS = Détresse
11. Baffes académie (signé par Cauvin)
Cubitus
26. Cubitus se met au vert
Digitaline
1. No
Dipoula
1. Mbolo
Enki Bilal
32 Décembre
Les Femmes en blanc
24. Si le coeur vous en dit (dédicacé par Raoul Cauvin)
Franquin
- Le Livre d'Or de Franquin
- Le Bestiaire de Franquin 2
- Un Monstre par semaine
- Le Trombone Illustré
- Les Nöels de Franquin
- Les signatures de Franquin
- Signé Franquin
- Franquin, chronologie d'une oeuvre
- Le garage de Franquin
- DBD Franquin
- Presque tout Franquin, par Philippe Quéveau
- Franquin avec adresse (édition commune de la Poste belge et du CBBD, comprend le bloc de 5 timbres "Spirou et Fantasio" avec oblitération du 12/04/2008, exemplaire 819/2500)
Gaston Lagaffe
- Edition définitive (19 tomes)
- Ancienne édition (tomes 0, 10 et 12)
- Gaffes et gadgets (Edition France Loisirs 1985)
- Balade de Gaffes (Edition Total)
- Gaffes au volant (Best of des albums 5 à 17)
- Edition Rombaldi (tome 1)
- Réédition 2006 au format à l'italienne (5 tomes)
- Langues régionales : Gaston tome 10 (refondu wallon, alsacien, basque, breton, corse, occitan et savoyard), Gaston tome 14 (breton)
- Autres langues : Gaston tome 1 (espéranto)
- L'Intégrale Tome 1 (TT)
- L'Intégrale Tome 2 (TT)
- L'Intégrale Tome 3 (TT)
- L'Intégrale Tome 4 (TT)
- L'Intégrale Tome 5 (TT)
- L'Intégrale Tome 6 (TT) 1967
- Gaston fou du bus!
- Best of Lagaffe 1 et 2, Le Figaro 2008
Les Gosses
1. Et en plus, c'est vrai!
2. T'as rien compris!
3. T'as dit quoi?
4. C'est trop bien!
5. On a bien le droit de rire, quand même!
6. Ch'ais pas quoi faire!
7. C'est quand qu'on mange?!
8. C'est qui qu'a prouté?
9. Mais ... pourquoi tu t'énerves?
10. G.U un 8 en fran_C
11. Tiens, c'est pour toi!
Gotlib
Gotlib s'en tamponne (Editions CBBD / La Poste belge - exemplaire 705 / 1600)
Grimmy : 13 tomes
Hergé
- Guide de l'exposition "Tintin à Beaubourg"
- Hergé autrement, dédicacé par Stéphane Steeman
- Hergé collectionneur d'art, par Pierre Sterckx et Alain Soupart
- Hergé, la bibliothèque imaginaire, par Bob Garcia
- Tintin, Haddock et les Bateaux
- Tintin noir sur blanc (dédicacé par Marcel Wilmet)
- Le Monde d'Hergé, par Benoît Peeters, édition de 1983
- Le Monde d'Hergé, par Benoît Peeters, édition de 2004
- Le rêve et la réalité (dédicacé par Michael Farr)
- Tintin et moi, entretiens avec Hergé, par Numa Sadoul
- Tintin, reporter du siècle (dédicacé par Michel Bareau)
- Nous Tintin
- Tintin - Dictionnaire des noms propres, par Cyrille Mozgovine
- Tintin, Grand voyageur du siècle, dédicacé par Yves Horeau et Thomas Sertillanges
- Tracé RG, le Phénomène Hergé, par Huibrecht van Opstal
- Le Secret d'Hergé, par Serge Tisseron
- Tintin, le journal d'une aventure (dédicacé par Dominique Maricq)
- Les mystères du lotus bleu
- J'étais Tintin au cinéma ..., dédicacé par Jean-Pierre Talbot
- Hergé, lignes de vie, dédicacé par Philippe Goddin
- Tintin et Cie (dédicacé par Michael Farr)
- Science et Vie : Tintin chez les savants
- L'Atelier Tintin
- Le Lombard, l'aventure sans fin, tome 1, 1946-1969, par Jean-Louis Lechat
- Le Tournesol Illustré, par Albert Algoud
- Tintin et les Héritiers, par Hugues Dayez
- La Vie quotidienne à Moulinsart, dédicacé par Thomas Sertillanges
- Chronologie d'une oeuvre, tome 4 (1939-1943)
- Catalogue trilingue 2009 du Musée Hergé.
Les Idées Noires
L'Intégrale
L'Intégrale (TT)
Idéfix
- L'orage
- Idéfix s'en va-t'en guerre
Iznogoud
Le Grand Vizir Iznogoud (Editions Le Figaro)
Tout Jijé
1951-1952
1954-1955
1957-1958
Largo Winch
1. L'héritier
2. Le Groupe W
3. O.P.A.
4. Business blues
5. H
6. Dutch connection
7. La forteresse de Makiling
8. L'Heure du Tigre
9. Voir Venise ...
10. ... et Mourir
11. Golden Gate
12. Shadow
13. Le prix de l'argent
14. La loi du dollar
15. Les Trois Yeyx des Gardiens du Tao
16. La voie et la vertu (édition Luxe avec carnet de croquis)
Lax
4. Le Choucas n'en mène pas large
Fournier / Lax
Les Chevaux du Vent (1ère partie)
Lucky Luke
* 01. La mine d'or de Dick Digger (1949) Morris
* 02. Rodéo (1950) Morris
* 03. Arizona (1951) Morris
* 04. Sous le ciel de l'Ouest (1952) Morris
* 05. Lucky Luke contre Pat Poker (1953) Morris
* 06. Hors-la-loi (1954) Morris
* 07. L'élixir du docteur Doxey (1955) Morris
* 08. Phil Defer (1956) Morris
* 09. Des Rails sur la Prairie (1957) Morris & Goscinny
* 10. Alerte aux Pieds-Bleus (1958) Morris
* 11. Lucky Luke contre Joss Jamon, Dupuis, 01/1958 Morris & Goscinny
* 12. Les Cousins Dalton, Dupuis, 01/1958 Morris & Goscinny
* 13. Le juge, Dupuis, 01/1959 Morris & Goscinny
* 14. Ruée sur l'Oklahoma, Dupuis, 01/1960 Morris & Goscinny
* 15. L'évasion des Dalton, Dupuis, 01/1960 Morris
* 16. En remontant le Mississippi, Dupuis, 01/1961 Morris
* 17. Sur la piste des Dalton, Dupuis, 01/1962 Morris & Goscinny
* 18. À l'ombre des derricks, Dupuis, 01/1962 Morris & Goscinny
* 19. Les rivaux de Painful Gulch, Dupuis, 01/1962 Morris & Goscinny
* 20. Billy the Kid, Dupuis, 01/1962 Morris & Goscinny
* 21. Les collines noires, Dupuis, 01/1963 Morris & Goscinny
* 22. Les Dalton dans le blizzard, Dupuis, 01/1963 Morris & Goscinny
* 23. Les Dalton courent toujours, Dupuis, 01/1964 Morris & Goscinny
* 24. La Caravane, Dupuis, 01/1964 Morris & Goscinny - Edition spéciale pour l sortie de "Tous à l'ouest"
* 25. La ville fantôme, Dupuis, 01/1965 Morris & Goscinny
* 26. Les Dalton se rachètent, Dupuis, 01/1965 Morris & Goscinny
* 27. Le vingtième de cavalerie, Dupuis, 01/1965 Morris & Goscinny
* 28. L'escorte, Dupuis, 01/1966 Morris & Goscinny
* 29. Des barbelés sur la prairie, Dupuis, 01/1967 Morris & Goscinny
* 30. Calamity Jane, Dupuis, 01/1967 Morris & Goscinny
* 31. Tortillas pour les Dalton, Dupuis, 01/1967 Morris & Goscinny
* 32. La diligence, Dargaud, 03/1968 Morris & Goscinny
* 33. Le pied-tendre, Dargaud, 07/1968 Morris & Goscinny
* 34. Dalton City, Dargaud, 01/1969 Morris & Goscinny
* 35. Jesse James, Dargaud, 07/1969 Morris & Goscinny
* 36. Western Circus, Dargaud, 01/1970 Morris & Goscinny
* 37. Canyon Apache, Dargaud, 01/1971 Morris & Goscinny
* 38. Ma Dalton, Dargaud, 10/1971 Morris & Goscinny
* 39. Chasseur de primes, Dargaud, 10/1972 Morris & Goscinny
* 40. Le Grand Duc, Dargaud, 04/1973 Morris & Goscinny
* 41. L'héritage de Ran-Tan-Plan, Dargaud, 10/1973 Morris & Goscinny
* 42. 7 histoires complètes - série 1, Dargaud, 09/1974 Morris & Goscinny
* 43. Le cavalier blanc, Dargaud, 03/1975 Morris & Goscinny
* 44. La guérison des Dalton, Dargaud, 07/1975 Morris & Goscinny
* 45. L'empereur Smith, Dargaud, 04/1976 Morris & Goscinny
* 46. Le fil qui chante, Dargaud, 10/1977 Morris & Goscinny
* HS. La ballade des Dalton, Dargaud, 07/1978 Morris & Goscinny
* 47. Le magot des Dalton, Dargaud, 03/1980, par Vicq
* 48. Le bandit manchot, Dargaud, 03/1981, par Bob De Groot
* 49. Sarah Bernhardt, Dargaud, 03/1982, par Jean Léturgie et Xavier Fauche
* 50. La corde du pendu, Lombard, 06/1982 Morris & Goscinny
* 51. Daisy Town, Dargaud, 01/1983 Morris & Goscinny
* 52. Fingers, Dargaud, 09/1983, par Lo Hartog Van Banda
* 53. Le Daily Star, Dargaud, 09/1983, par Jean Léturgie et Xavier Fauche
* 54. La fiancée de Lucky Luke, Dargaud, 11/1985, par Guy Vidal
* 55. La ballade des Dalton et autres histoires, Dargaud, 03/1986 Morris & Autres
* 56. Le ranch maudit, Dargaud, 11/1986, par Jean Léturgie, Xavier Fauche et Claude Guylouis
* 57. Nitroglycérine , Dargaud, 04/1987, par Lo Hartog Van Banda
* 58. L'alibi, Dargaud, 12/1987, par Claude Guylouis
* 59. Le Pony Express, Dargaud, 06/1988, par Jean Léturgie et Xavier Fauche
* 60. L'amnésie des Dalton, Lucky Productions, 09/1991, par Jean Léturgie et Xavier Fauche
* 61. Chasse aux fantômes, Lucky Productions, 09/1992, par Lo Hartog Van Banda
* 62. Les Dalton à la noce, Lucky Productions, 09/1993, par Jean Léturgie et Xavier Fauche
* 63. Le pont sur le Mississipi, Lucky Productions, 08/1994, par Jean Léturgie et Xavier Fauche
* 64. Belle Starr, Lucky Productions, 08/1995, par Xavier Fauche
* 65. Le Klondike, Lucky Productions, 08/1996, par Yann et Jean Léturgie
* 66. O.K. Corral, Lucky Productions, 08/1997, par Eric Adam et Xavier Fauche
* 67. Marcel Dalton, Lucky Productions, 10/1998, par Bob De Groot
* 68. Le prophète, Lucky Comics, 03/2000, par Patrick Nordmann
* 69. L'artiste-peintre, Lucky Comics, 03/2001, par Bob De Groot
* 70. La légende de l'ouest, Lucky Comics, 01/2002, par Patrick Nordmann
- La Diligence et le Pied-Tendre, Editions Atlas 2009.
- Mac chez les Indiens (pub Esso)
- Le Cuisinier Français
- La Bataille du Riz
- Spécial Lucky Luke (10 volumes)
- Hommage à Morris
- La Face cachée de Morris
- Le Livre d'or de la BD : Morris
- Tous à l'ouest, l'album du film
- L'Arnaque (édité par le Ministère de l'Economie)
- Envois Express (Editions CBBD / La Poste belge - Edition luxe - exemplaire 516 / 750)
Les Nouvelles Aventures de Lucky Luke
1. La Belle Province - Ch'bièle provinch' (ch'ti)
2. Maryô donbin pèdu (La corde au cou en bressan)
3. L'homme de Washington
Marsupilami
0. Capturez un Marsupilami!
2. Le bébé du bout du monde
6. Fordlandia
7. L'Or de Boavista
8. Le temple de Boavista
10. Rififi en Palombie
Le nid des Marsupilamis (TT)
Le Petit Nicolas
- Histoires inédites, volume 1
- Histoires inédites, volume 2
Le Petit Noël
- Noël et l'Elaoin
- Joyeuses Pâques pour mon petit Noël
- Les étranges amis de Noël
- Le Petit Noël et le Marsupilami (Shell)
Le Petit Spirou
1. Dis Bonjour à la Dame! - Saluta la sinjorinon (espéranto)
2. Tu veux mon Doigt?
3. Mais! Qu'est-ce que tu fabriques?
4. C'est pour ton bien!
5. Merci qui?
6. N'oublie pas ta capuche!
7. Demande à ton père!
8. T'as qu'à te retenir!
9. C'est pas de ton âge!
10. Tu comprendras quand tu s'ras grand!
11. Tu ne s'ras jamais grand!
12. C'est du joli!
13. Fais de beaux rêves!
Peyo en lettres d'or
Du Côté de chez Poje
19. Le verre solitaire (dédicacé par Carpentier et signé par Cauvin)
Les Psy
14. Zen! (dédicacé par Bédu et Cauvin)
Rantanplan
- La mascotte
- Le parrain
- L'otage
- Le clown
- Bêtisier 1
- Bêtisier 2
- Le fugitif
- Bêtisier 3
- Le messager
- Le chameau
- Bêtisier 4
- Le grand voyage
- Bêtisier 5
- La belle et le bête
- Le Noël de Rantanplan
- Chien perché (pub BP France)
- Le joli coeur (pub BP France)
- Haut les pattes (pub BP France)
- Chien d'arrêt
Roba
Roba, entretiens avec Philippe Cauvin, Editions Toth
Journal Spirou
- Les Trésors de Spirou 1938-1968, par Philippe Mouvet, Editions l'Age d'Or
- Spirou, 70 ans de suppléments, par Philippe Mouvet, Editions l'Age d'Or
Spirou et Fantasio
19. Panade à Champignac
28. Kodo le tyran (dédicacé par Jean-Claude Fournier)
L'Intégrale 1. Les débuts d'un dessinateur (1946-1950)
L'Intégrale 2. De Champignac au Marsupilami (1950-1952)
L'Intégrale 3. Voyages autour du monde (1952-1954)
L'Intégrale 5. Mystérieuses créatures (1956-1958)
L'Intégrale 6. Inventions maléfiques (1958-1959)
L'Intégrale 7. Le Mythe Zorglub (1959-1960)
Le Journal de Spirou 1938-1988 - Cinquante ans d'histoires
Le Journal d'un ingénu (édition HC), édition normale dédicacée par Emile Bravo
Coffret des Archives Spirou (HS1 L'héritage, HS2 Radar le robot, HS3 La voix sans maître, HS4 Fantasio et le fantôme)
Le Groom vert-de-gris
Thorgal
Entre les faux dieux (BDVD)
Les Tifous
Tintin
• Tintin au pays des Soviets
• Tintin au Congo
• Tintin en Amérique
• Les Cigares du pharaon, Em Pharao Siner Cigare (bernois / bärndütsch), Mwg Drwg y Pharo (gallois)
• Le Lotus bleu - Dr Blau Lotos (bernois / bärndütsch) - Al Lotus Glas (breton)
• L'Oreille cassée
• L'Île noire - Fac-similé N/B - Et doenker ejland (ostendais, signé par Roland Desnerck), Insula neagra (roumain), L'Insla Naira (roumanche)
• Le Sceptre d'Ottokar - Veldissproti Ottókars konungs (islandais) - Im Ottokar sinner Zepter (alsacien, fac-similé) - Zezlo kràl'a Otakara (slovène) - Ottokàr Jogara (hongrois)
• Le Crabe aux pinces d'or - Il Giomberet cun las Forschs d'Aur (roumanche) - Te pa'apa'a 'avae fa'ahohoni piru (polynésien)
• L'Étoile mystérieuse - Die geheimsinnige Ster (afrikaans)
• Le Secret de la Licorne - Die Geheom van de Eenhoorn (afrikaans) - Et gehaaim van de licorne (bruxellois) - Leyndardómur Einhyrningsins (islandais), Et radsel van den Ainhoorn (exemplaire 2172 / 2500, signé par Roland Dsnerck)
• Le Trésor de Rackham le Rouge - Die Skat van Rackham die Rooie (afrikaans) - De Schat van Rackham de Ruue (bruxellois), El' Trésor du Rouche Rackham (picard tournaisien, dédicacé par Bruno Delmotte) - Version livre animé, De Sjhat van Sjhetterrooje Rackham (exemplaire 2101 / 2500, signé par Roland Desnerck)
• Les Sept Boules de cristal - Les Sept Boules de Cristal (version française pour l'Espagne et le Portugal), Li 7 Boulo de cristau (provençal), Ar 7 Boullenn Strink (breton, édition de 1979)
• Le Temple du Soleil - Fac-similé de l'édition originale à l'italienne de 1946
• Tintin au pays de l'or noir
• Objectif Lune
• On a marché sur la Lune - Verkenners op die maan (afrikaans) - On è pitroléy su la lune (gaumais) - Manne obbe moan (hasseltois)
• L'Affaire Tournesol - L'Afére Pecârd (francoprovençal) - L'Afére Tournesol (gruérien) - L'Effère Tournesol (vosgien méridional) - E Asuntu di Florisol (papiamentu) - D'Affär mit 'm Tournesol (alsacien)
• Coke en stock
• Tintin au Tibet - Tincjo en Tibeto (espéranto) - Tintin péi Tibé (créole réunionnais)
• Les Bijoux de la Castafiore - De Castafiore Ihre Schmuck (alsacien), L'Emerôde d'al Castafiore (wallon de Liège), Les Pinderleots de l'Castafiore (picard tournaisien), Les Berlokes del Castafiore (wallon de Nivelles), I Ghjuvelli di a Castafiore (corse), De Bijous van de Castafiore (bruxellois), Lès Pindants dèl Castafiore (ottintois, dédicacé par Christine Tombeur), Les Stiene de la Castafiore (bruxellois francisé), 'T Smokweark van bianca Castafiore (Twents), Lé Pèguelyon de la Castafiore (bressan), Lés Dorûres a la Castafiore (gallo), Les Ôr'rîyes dèl Castafiore (wallon du grand Charleroi), De Juwiejele van Bianca Castafiore (anversois), Le Kofré Bijou la Kastafiore (créole réunionnais), Lés Ancorpions de lai Castafiore (bourguignon), Les Berloqu's d'el Castafiore (picard borain, dédicacé par Max Grégoire), Les Ôrerîyes dè l'Castafiore (wallon namurois, dédicacé par Charles Massaux)
• Vol 714 pour Sydney, Awyren 714 i Sydney (gallois)
• Tintin et les Picaros - Tintin ek sé Picaros-la (créole antillais)
- Les Vrais Secrets de la Licorne
- A la recherche de Rackam le Rouge
- Les Elfes de Moulinsart, pastiche par Harry Edwood (exemplaire décicacé 29/200)
Titeuf
1. Dieu, le sexe et les bretelles
2. L'amour, c'est pô propre...
3. Ca épate les filles...
4. C'est pô juste...
5. Titeuf et le derrière des choses
6. Tchô, monde cruel
7. Le miracle de la vie
8. Lâchez-moi le slip!
9. La loi du préau
10. Nadia se marie
12. Le sens de la vie
Petite poésie des saisons
Le guide du zizi sexuel
Divers : L'enfer des concerts (collection Humour Libre, par Zep)
Les Tuniques Bleues
19. Le David (signé par Cauvin)
XIII
1. Le jour du soleil noir
2. Là où va l'indien...
3. Toutes les larmes de l'enfer
4. Spads
5. Rouge total
6. Le dossier Jason Fly
7. La nuit du 3 août
8. Treize contre un
9. Pour Maria
10. El Cascador
11. Trois montres d'argent
12. Le jugement
13. The XIII Mystery - L'enquête
14. Secret défense
15. Lâchez les chiens!
16. Opération Montecristo
17. L'or de Maximilien
18. La version irlandaise (EO)
19. Le Dernier Round, édition classique (EO) + (Edition Platinum - exemplaire 0931)
Traquenards et sentiments (édition commune de la Poste belge et du CBBD, comprend un timbre "Philatélie de la jeunesse (XIII)" avec oblitération du 17/01/2004, exemplaire 3013/3750)
XIII Mystery
1. La Mangouste
Wayne Shelton
1. La Mission
2. La Trahison
3. Le Contrat
4. Le Survivant
5. La vengeance
6. L'Otage
Yakari
7. Yakari et l'étranger
Yoko Tsuno
7. La frontière de la vie
15. Le canon de Kra
La femme accident (première partie) / Grenson - Lapière
rire c'est rire (par 30 auteurs, préface de Stéphane Steeman)
Regards croisés de la bande dessinée belge (catalogue de l'exposition aux Musée des Beaux-Arts de Bruxelles du 27 mars au 28 juin 2009)
Ma collection para-BD - Liste des voitures Tintin Atlas
001. La Jeep de l'album "Objectif Lune" (reçue 24/07/2008)
002. Le bolide rouge de l'album "Les Cigares du Pharaon" (reçue 20/09/2006)
003. La Ford T de l'album "Tintin au Congo" (reçue 01/09/2006)
004. Le taxi bleu de l'album "Tintin en Amérique" (reçue 06/02/2009)
005. La Lincoln Torpedo de l'album "Les Cigares du Pharaon" (reçue 25/08/2008)
006. La 2 CV des Dupont de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue 06/06/2008)
007. La Jeep rouge des Dupont de l'album "Tintin au pays de l'or Noir" (reçue 24/10/2007)
008. L’automitrailleuse verte de l'album "L'oreille cassée"
009. La limousine verte de l'album "Lotus bleu" (reçue 08/05/2009)
010. La Buick du professeur Smith de l'album "Tintin au pays de l'or Noir" (reçue 22/05/2008)
011. La limousine gouvernementale de l'album "Tintin et les Picaros"
012. Le cabriolet du capitaine Haddock de l'album "Les 7 boules de Cristal"
013. Le coupé-spider de l'album "L'oreille Cassée" (reçue 16/07/2007)
014. L’ AMI 6 du docteur de l'album "Les Bijoux de la Castafiore" (reçue 09/12/2006)
015. Le taxi de New-Dehli de l'album "Tintin au Tibet" (reçue 13/10/2008)
016. La voiture bordure jaune de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue 09/03/2007)
017. La Citroën torpedo des Dupondt de l'album "Tintin au pays de l'or Noir"
018. La Packard du roi Muskar de l'album "Le Sceptre d'Ottokar" (reçue 12/11/2007)
019. L’ Opel Olympia Cabriolet jaune de l'album "Le Sceptre d'Ottokar"
020. La Lancia Aprilia grise de l'Emir dans l'album "Tintin au Pays de l'or Noir" (reçue 01/04/2007)
021. Le taxi Aronde Simca de l'album "L'Affaire Tournesol"
022. La Traction avant noire de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue 10/10/2007)
023. La voiture accidentée de l'album "Crabe aux pinces d'Or" (reçue 01/07/2009)
024. La dépanneuse Luxor de l'album "Crabe aux pinces d'Or" (reçue 28/07/2009)
025. Le taxi Ford bleu de l'album "Les 7 boules de Cristal"
026. La Lancia de l'italien de l'album "L'Affaire Tournesol"
027. L’auto de la Castafiore de l'album "Le Sceptre d'Ottokar" (reçue le 11/02/2008)
028. La caravane de l'album "L'île Noire"
029. La Triumph caravane de l'album "L'île Noire"
030. L’Américaine bleue de l'album "Objectif Lune"
031. L’Austin 1100 blanche de l'album "L'île Noire" (reçue le 03/04/2009)
032. La camionnette Sanzot de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue le 18/09/2009)
033. La 2 CV Citroën emboutie de l'album "Les Bijoux de la Castafiore" (reçue 06/08/2007)
034. La décapotable marron de l'album "Le Sceptre d'Ottokar"
035. Le taxi Peugeot bleu de l'album "Les Bijoux de la Castafiore" (reçu 26/07/2009)
036. Le camion rouge de l'album "Lotus bleu"
037. L’auto blindée de l'album "Le Lotus bleu" (reçue 16/11/2006)
038. La voiture de Nanking de l'album "Lotus bleu" (reçue 01/10/2007)
039. La voiture parade Chicago de l'album "Tintin en Amérique" (reçue 06/12/2007)
040. La Jaguar de l'album "L'île Noire" (reçue 09/01/2008)
041. Le camion Police de l'album "Tintin en Amérique"
042. La voiture de pompier de l'album "L'île Noire" (reçue 27/08/2007)
043. La Land Rover de l'album "Tintin et les Picaros"
044. La Jeep rouge de l'album "Tintin au pays de l'or noir"
045. Le taxi bleu de l'album "L'île noire" (reçue 09/10/2009)
046. La Renault NN de l’album "Le Crabe aux pinces d’or" (reçue 20/01/2009)
047. La Chrysler jaune de l’album "L’affaire Tournesol" (reçue 07/04/2008)
048. L’hélico rouge de l’album "L’affaire Tournesol" (reçue 28/04/2008)
049. La Ford Custom de l’album "Objectif Lune" (reçue 09/11/2009)
050. La Mercedes 1925 de l’album "Tintin chez les Soviets" (reçue 21/12/2006)
051. L’Ambulance de Chicago de l’album "Tintin en Amérique" (reçue 21/01/2008)
052. L’Alfa Roméo des journalistes de l’album "Les bijoux de la Castafiore"
053. Le camion d’opium de l’album "Le lotus bleu"
054. Le bolide rouge de Bobby Smile de l’album "Tintin en Amérique" (reçue 01/11/2006)
055. Le taxi Panhard bleu de l’album "Coke en stock" (reçue 28/04/2009)
056. L'ambulance de l'asile de l'album "Les Cigares du Pharaon" (reçue 13/11/2008)
057. La jeep des pompiers de l'album "L'affaire Tournesol"
058. La voiture verte des gangsters de l'album "Tintin en Amérique" (reçue 26/01/2007)
059. La dépanneuse Simoun de l'album "Tintin au pays de l'or noir" (reçue 23/09/2008)
060. La Morris 6 de l'album "Tintin au pays de l'or noir"
061. Le camion rouge de l'auto stop de l'album "L'île noire" (reçu le 10/03/2008)
062. Le camion kaki de l'album "Tintin et les Picaros" (reçu 25/08/2009)
063. Le camion bâché vert de l'album "L'oreille cassée"
064. La caisse à savon de l’album "Tintin chez les Soviets" (reçue 15/05/2009)
065. Le Van rouge des déménageurs de l’album "Le secret de la Licorne" (reçue 02/01/2009)
066. La Studebaker verte de l'album "Tintin au pays de l'or noir" (reçue le 10/07/2008)
067. La Jaguar MKI noire de l’album "Coke en stock" (reçue le 11/12/2008)
068. Le coupé bleu de Gibbons de l'album "Lotus bleu"
069. La Ford V8 mauve des Duponts de l’album "Le Sceptre d'Ottokar"
070. L’ Amilcar CC de l’album "Tintin chez les Soviets"