14 novembre 2009
Vincent Engel de retour au musée Hergé
27 mai 2009. La presse a parfois des attitudes surprenantes… Elle s’était rendue en masse à l’inauguration du musée Hergé à Louvain-la-Neuve et fut outrée d’apprendre qu’aucune image ne pourrait être prise à l’intérieur du musée. Cela n’a pas empêché journaux et journalistes d’en parler dans leurs éditions du lendemain. Pour dénoncer ce scandale, certes, mais du coup parler néanmoins du musée et de son inauguration.
Devant une telle attitude, la meilleure réponse n’aurait-elle pas été le silence ? Pas d’image, pas d’information. Les hériters d’Hergé, qui négocient au prix fort l’utilisation de tous les produits dérivés (s’ils pouvaient faire payer pour l’utilisation des lettres qui composent le nom de leur manne céleste, ils le feraient certainement), ne pourraient qu’être sensibles à ce noble marchandage, lequel ferait hurler le capitaine Haddock. Eux qui seraient prêts à poursuivre en justice les gamins africains qui fabriquent avec des matériaux de fortune (pas la même fortune…) des figurines de Tintin, se seraient ainsi vu rappeler qu’à radin, radin et demi.
On aurait pu aussi profiter de l’occasion pour rappeler certaines vérités et poser certaines questions : y aura-t-il, dans ce musée, une salle sur Hergé antisémite, une autre sur Hergé collaborateur, une autre sur Hergé raciste et colonialiste ? Y exposera-t-on les planches scandaleuses de “L’étoile mystérieuse”, album au titre ignoble quand on sait qu’il paraît en 1942 au moment où les Allemands déportent vers la mort tous ceux qui portent une autre étoile jugée par eux aussi dangereuse pour le monde que l’étoile inventée par Hergé ?
Sans cela, je ne vois vraiment pas l’intérêt d’un musée Hergé. Tintin, c’est peut-être rigolo (mais c’est discutable…), mais ça n’a rien à voir avec Magritte, par exemple (et encore, je ne suis pas fou de Magritte). À part pour faire frémir de joie Stéphane Steeman et quelques idolâtres fétichistes, que peut-on y exposer qui mérite un musée à lui tout seul ?
Cela dit, “l’événement” de la présentation à la presse aveugle et malgré tout obéissante aura servi à quelque chose : me décider à boycotter définitivement ce lieu supposément culturel, qui n’est qu’une antichambre à la boutique du musée et une publicité énorme pour permettre à ceux qui gèrent le nom Hergé de gagner encore plus d’argent sur notre dos, en nous prenant pour des crétintins…
9 juin 2009. Réponse d'Alain De Kuyssche.
Je ne fais pas partie des amis de Vincent Engel (l’amitié, cela se construit lentement, non ?) et je travaille pour Moulinsart. Deux tares qui me pousseraient à me taire, mais ce texte, « Gogos en Stock », c’est vraiment n’importe quoi.
« Poursuivre les gamins africains… » : ce n’est pas drôle, c’est déplacé, c’est diffamatoire, ce n’est pas digne d’un Vincent Engel.
Radins, les Rodwell ? Ce n’est pas comme cela que je vis mon boulot chez Moulinsart. L’argent récolté par Moulinsart sert, entre autres, à faire vivre plus d’une centaine de personnes, créatives, talentueuses (allez, je m’inclus dans le lot…), ce qui n’est pas mal par les temps qui courent.Radine, Fanny Rodwell, qui consacre 20 millions d’euros à faire sortir de terre un musée ? Avant de rentabiliser cet investissement, il faudra beaucoup de temps, même si le musée attire des foules. Avec ce musée, Moulinsart ne gagne pas « encore plus d’argent sur notre dos », loin de là, et n’a puisé dans aucune caisse de subvention publique pour arriver à voir naître une oeuvre architecturale – ce qui est assez rare en Belgique depuis l’Atomium.
Pour gagner beaucoup d’argent et très vite, il existait un moyen
infaillible : publier un nouvel album Tintin. C’aurait été scandaleux,
déplacé, indigne etc, au regard des dernières volontés d’Hergé.
D’autres héritiers n’ont pas eu ces scrupules : cela n’empêche pas les
journalistes de se pâmer à la sortie d’une nouveauté, bien pensée,
savamment marketée et très vite oubliée – en tout cas jusqu’à l’opus
suivant, encore un peu plus décevant.
Hergé collaborateur ? Il ne s’agit à aucun moment d’excuser ou d’atténuer les erreurs, fautes et maladresses d’Hergé pendant l’occupation. Encore faut-il s’entendre sur le terme « collaborateur ». Si la collaboration consistait à coopérer activement avec les nazis, Hergé n’est pas tombé dans ce travers. Si collaborer signifiait l’adhésion à un parti ouvertement pro-nazi, comme Rex, et l’accompagner sur le Front de l’Est, Hergé ne l’a pas fait. Si collaborer, c’était dénoncer un résistant ou un voisin, Hergé ne s’est pas adonné à ce sport pratiqué abondamment dans notre pays, entre 1940 et 1944. Si la collaboration transparaissait dans des écrits non équivoques contre la résistance ou dans une prose idolâtre des hauts faits de l’armée allemande, rien de cela ne peut être reproché à Hergé.
Concernant l’antisémitisme, là aussi, il convient de garder la tête froide – et celui qui le dit, c’est quelqu’un dont 80 % de la famille maternelle a disparu dans la nuit et les brouillards d’Auschwitz et de Mauthausen.Je crois qu’Hergé était aussi antisémite que la plupart des « bons Belges » de l’entre-deux-guerres. Il est plus commode de tomber à bras raccourcis sur un homme plutôt que d’analyser le comportement d’une société donnée. Notamment dans un pays qui, plus de 60 ans après la chute d’Hitler, a encore du mal à restituer leurs biens (ou les compenser) à des familles juives, spoliées par l’occupant, les véritables collaborateurs et certains représentants de l’ordre, que n’étouffait pas l’indignation devant le sort réservé à des hommes, femmes et enfants jetés dans des wagons à bestiaux. C’est à ce point vrai qu’au moment où la justice dut statuer sur le cas d’Hergé, peu après la Libération, pas un de ses dessins antisémites (dans « L’Etoile mystérieuse ») ne lui fut reproché. Comme si c’était normal de moquer les Juifs, partout, à tout moment, en n’importe quelle circonstance.
Cela dit, le lien entre « L’Etoile mystérieuse » et l’étoile jaune (dont je conserve une exemplaire ayant appartenu à un grand père que je n’ai jamais connu) a quelque chose de grotesque. Ou alors, il faudra soupçonner des pires dérives le vinaigre L’Etoile et autres enseignes étoilées, visibles dans nos villes, même sous l’occupation.
Quant au colonialisme d’Hergé, oui, il est colonialiste, comme la majorité des Belges et des Européens, persuadés, en cet avant-guerre, de la nécessiter d’imposer la civilisation occidentale aux africains (on oublie souvent les asiatiques et les polynésiens), considérés comme de grands enfants. En tout cas, il n’a pas sombré dans les délires racistes d’un Edmond Picard.
Toutes ces questions, le Musée Hergé ne les élude pas, et je vous invite (mais oui, gratuitement !) à venir le constater sur place.
Un dernier mot sur les réactions de la presse. Dès les premiers contacts, les journalistes ont été prévenus de l’interdiction de prendre des images dans les salles d’exposition permanente. Les agences de presse n’ont pas apprécié que Moulinsart distribue 53 photos libres de droits (autant pour la radinerie…), dont une dizaine comportant des pièces exposées dans les salles.
Donc, nous vous attendons au Musée Hergé à votre meilleure convenance. Peut-être l’amorce d’une amitié ?
9 juin 2009. Réponse de Vincent Engel.
Merci pour votre commentaire.
Je n’y souscris pas vraiment, et d’une certaine manière, votre position est délicate, puisque vous travaillez pour la fondation. Les comportements de la fondation que je dénonce m’ont été si souvent attestés, par des personnes différentes et dignes de foi, que j’ai du mal à trouver votre défense convaincante. Quant à la question de l’antisémitisme de Hergé et l’analyse de L’étoile mystérieuse, je ne suis pas seul à être de cet avis. Un excellent essai avait été consacré au sujet il y a quelques années. La marque « L’étoile » n’est pas apparue sur le marché en 1942; l’album de Hergé bien, au moment précis où la solution finale se mettait en œuvre. Et tous les pays représentés dans l’équipage de Tintin sont des pays sous la coupe nazie, qui plus est le plus souvent collaborateurs, tandis que l’ennemi à battre de vitesse est de manière évidente l’Amérique…
Vous finiriez par nous faire croire que les héritiers de Hergé sont pauvres et malheureux… Il n’y a pas que la sortie d’un album pour faire de l’argent. Le merchandising de Tintin est extrêmement efficace, et l’on connaît le zèle mis à poursuivre tous ceux qui tenteraient de faire des copies. L’extrapolation que je fais aux gamins africains relève certes de la caricature, mais Hergé en a fait d’autres, bien pires.
Mais c’est un débat sans fin… Allez, j’accepte volontiers votre invitation, car vous me semblez quelqu’un d’aussi sympathique que certains personnages de Tintin (j’en aime quelques-uns). Et le dialogue est toujours plus intéressant que la polémique !
Et je ne voudrais pas que ce blog devienne, comme d’autres, un lieu d’échange de noms d’oiseaux et d’arguments de café du commerce…
10 novembre. Après la visite ...
Alain De Kuyssche, qui travaille au Musée Hergé à Louvain-la-Neuve, avait vivement réagi à mon article (voir haut de la page) à l’occasion de la présentation à la presse du musée – lors de laquelle, pour rappel, il avait été interdit aux journalistes de prendre des photos, celles-ci étant par ailleurs distribuées ensuite par les bons soins des responsables de l’institution.
Gentiment, M. De Kuyssche m’a invité à visiter les lieux, avec mon fils, ce que nous fîmes à l’occasion du congé de Toussaint – non que j’étais prêt à donner à Hergé le bon Dieu sans confession ou à la prendre pour un saint !
Pour être franc, la scénographie et l’architecture du musée sont réussies – certains diront que c’est une tendance forte de ces dernières années, qui consistent à rendre les musées davantage intéressants par leur architecture que par leur contenu. On parcourt la vie d’Hergé et ses créations grâce à des originaux auxquels s’ajoutent quelques pièces ou artefacts, sans qu’il soit toujours facile de distinguer les originaux des (re)créations réalisées à l’instigation d’Hergé – pour son travail – ou de ses héritiers – pour le musée. Pour les amateurs et les amoureux de Hergé, de Tintin et des autres, une découverte intéressante, amusante et très bien orchestrée.
Ce qui m’intéressait avant tout, c’était le parcours politique de Hergé. Ses années d’avant-guerre durant lesquelles, pétri d’éducation catholique, idéologiquement à droite, perpétuant, consciemment ou non, les préjugés racistes et antisémites de sa classe, il dépeignait un Congo, une Amérique, une Russie caricaturaux et ridicules ; sa collaboration au Soir volé dans lequel il publiait L’étoile mystérieuse, dont certains ont subtilement relevé ce qui relève pour le moins d’un lapsus historiquement malheureux – il y a en effet quelque chose de terrible à décrire la menace que fait peser une «étoile mystérieuse» sur la terre au moment où les Nazis mettent en place les lois antijuives, l’étoile jaune et l’extermination.
On ne peut pas dire que cette question soit franchement abordée par le musée. A contrario, on trouve une intéressante page signée Hergé, de manière visible, dans laquelle le professeur Bellum – nom évocateur ! –, après avoir entendu l’annonce faite sur la radio belge, en 1939, appelant à la neutralité de chacun face aux belligérants français et allemands, vient apposer sur un mur le graffiti suivant : «Hitler est fou». Publié dans la presse, ceci lui vaudra quelques inimitiés sérieuses, semble-t-il ; mais pas de réelles représailles.
Isolée, cette pièce à décharge fait sans doute oublier aux visiteurs peu concernés par ces questions l’absence du reste : les vignettes litigieuses et antisémites de L’étoile mystérieuse – que Hergé aurait supprimées avant même la publication dans Le Soir –, les couvertures de livres réalisées pour la collection Rex… On insiste par contre beaucoup sur l’influence positive exercée sur Hergé par Tchang, dont on expose d’ailleurs, dans la partie temporaire du musée, des œuvres intéressantes, sculptures et peintures.
À en croire Alain De Kuyssche, le débat est ouvert. Il n’y a plus de tabou sur le passé de Hergé, et il est d’ailleurs juste de faire remarquer qu’il ne faut pas en faire le bouc émissaire d’une classe entière. Le débat concerne également des écrivains comme Simenon, Bauchau, Poulet et tant d’autres.
En quittant les lieux, rendez-vous fut pris pour un colloque – ou une rencontre scientifique – où ces questions seraient abordées en profondeur ; l’occasion est trop belle de profiter de l’installation du musée dans une ville universitaire. N’y a-t-il pas un beau défi à vouloir éclairer les zones d’ombres du père de la ligne claire ?
Source : Blog à part
13 novembre 2009
Moulinsart contre Tintin
Bob Garcia aime le roman policier, le jazz, Conan Doyle, Jules Verne et Hergé. Rien d’exceptionnel, mais il a fait de ces tropismes le centre de sa vie, la gagnant en écrivant des polars, jouant de la musique avec des amis et échangeant avec d’autres passionnés points de vue et infos diverses sur Sherlock Holmes et Tintin. Dans cette petite liste, l’intrus est le reporter belge à la houpette car, depuis que Bob Garcia a écrit quelques livres destinés aux tintinophiles, la foudre lui est tombée dessus.
«A l’origine, je voulais transmettre à mes enfants le goût des aventures de Tintin et j’ai mis en page de petits ouvrages pour leur montrer les sources de l’œuvre d’Hergé, et en quoi les albums de Tintin avaient autant compté dans la culture populaire.» L’affaire se présente sous forme de cinq ouvrages confidentiels, de 100 pages chacun, bourrées d’illustrations se rapportant à l’univers de Tintin : la statuette reproduite dans l’Oreille cassée, le V2 qui a inspiré le vaisseau spatial d’Objectif Lune, etc. Autrement dit, une petite histoire de l’art populaire, déclinée en Jules Verne et Hergé, d’un mythe à l’autre, soulignant les passerelles entre les deux, Hergé et le 7e art, Tintin à Baker Street, en forme de parallèle avec Holmes, Tintin au pays du polar et enfin Hergé, la bibliothèque extraordinaire. Edités par une association 1901, ces fascicules ont été tirés à quelques centaines d’exemplaires (340 au minimum, 1 096 au maximum) ; ils n’ont donc rien rapporté à qui que ce soit, et surtout pas à leur auteur. L'auteur avait ainsi inséré des vignettes de Tintin, en se croyant naïvement protégé par une convention de Berne qui garantit un droit de « courte citation graphique ».
C’était compter sans les éditions Moulinsart, gardien du temple et surtout de la mine d’or de l’héritage Hergé. «Ils m’ont traîné devant les tribunaux pour contrefaçon, raconte Bob Garcia. Avec des arguments étranges, puisqu’on me reprochait d’avoir imaginé des dessins qu’Hergé "aurait pu" avoir réalisés. Sauf qu’il ne l’a pas fait.» En première instance, le tribunal de Nanterre donne raison à Bob Garcia, mais en appel, Versailles ne l’entend pas de cette oreille. Garcia est condamné pour «contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme commercial». A la clé, une petite note salée de 48 000 euros à verser au titre de dommages et intérêts. «Dans le jugement, il m’est reproché des reproductions de dessins d’Hergé dans des ouvrages où ils ne figurent même pas…»
Dans deux jours, les huissiers vont venir chez Bob Garcia pour saisir meubles et objets personnels. Avant d’en arriver là, l’auteur a tout tenté pour calmer la polémique, proposant aux éditions Moulinsart de retirer de la vente les très rares exemplaires encore en circulation et s’engageant à renoncer à écrire le moindre mot sur Tintin. Rien n’y a fait : le jour où le quotidien belge 24h publiait une interview d’Alain de Kuysscche, porte-parole de Moulinsart, assurant qu’ils allaient trouver une solution à l’amiable au litige, Bob Garcia recevait l’avis de mise en vente de ses biens par voie d’huissier.
Dans le milieu de l’édition, l’obsession des éditions Moulinsart, dirigées d’un main de fer par Nick Rodwell, homme d’affaires britannique époux de la veuve Hergé, est devenue légendaire. «Ils font des procès à tout le monde, à tort et à travers, reprend Bob Garcia. Tous les tintinophiles peuvent en témoigner. Les évictions ou les procédures entamées à l’encontre de gens comme l’écrivain et réalisateur Benoît Peeters ou du journaliste Albert Algoud sont pléthore. Pourtant, ils n’ont de leçon à donner à personne. Il y a quelques années, Moulinsart a été condamné pour avoir plagié Tintin et moi, entretiens avec Hergé, de Numa Sadoul.»
Texte : Bruno Icher, Libération12 novembre 2009
Moulinsart veut mettre Bob Garcia à la rue
Lorsque nous voyageons entre les pages des aventures de Tintin, nous sommes surpris de cette soif de justice et de liberté qui animent ce héros de bande dessinée. Si Tintin vivait parmi nous, il serait parti se fâcher chez les héritiers d’Hergé en faisant sa révolution au siège de la Société Anonyme Moulinsart qui prétend gérer dignement les droits de l’auteur défunt.
Moulinsart serait donc une haute autorité morale, un nouveau tribunal d’inquisition qui impose sa propre loi à la Justice de ce pays et qui veut qu’on condamne tous ceux qui se réfèrent à Tintin. Le château de Moulinsart serait-il en ruine pour qu’on nous condamne à en payer les pierres de sa restauration ou bien faut-il seulement aller remplir les poches de quelques flibustiers qui se retranchent habilement derrière la loi pour interdire tout référencement aux dessins d’Hergé, sans leur verser de prétendus droits d’auteur puisque l’œuvre n’est pas tombée dans le domaine public.
Tonnerre de Brest, faut-il prendre Moulinsart comme nos ancêtres prirent la Bastille, se révolter et tout casser pour l’amour de la liberté. Un homme vient de faire les frais de cette véritable dictature intellectuelle exercée par la Société Moulinsart.
Bob Garcia est un intellectuel romancier grand amateur des aventures de Tintin. Il vient d’être jugé et condamné à payer plusieurs milliers d’euros pour avoir eu l’outrecuidance d’écrire des livres sur les sources d’inspiration des albums de Tintin, en révélant juste que le personnage principal et son chien Milou n‘étaient pas les fruits de l‘imagination d‘Hergé. Garcia donne son point de vue et Moulinsart S.A. met tout en œuvre pour faire punir cet auteur libre d’écrire sur le sujet de son choix et surtout sans insulter personne, ce qui est si rare de nos jours !
Mais certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire puisque la censure a encore de beaux jours devant elle et qu’elle nous menace sans cesse de poursuites contre notre liberté d‘expression, qu‘elle soit verbale, écrite ou dessinée de manière humoristique. On veut qu’on devienne les adeptes de cette nouvelle secte planétaire qu’est la pensée unique ou chacun serait lobotomisé et sans réaction, on veut nous asservir mentalement en créant des lois qui nous feront taire car elles nous emmèneront en prison ou nous ruineront jusqu’à la déchéance voire au suicide. On va cloner les futures générations, sur un vieux modèle de gènes d’idiot du village, qui n’auront pour but que de travailler plus pour produire plus en gagnant moins et en fermant leurs gueules, puis en votant pour les mêmes apprentis dictateurs à la noix de coco qui auront le plaisir de prendre un pouvoir à vie.
Bob Garcia n’ayant pas d’argent pour payer ce à quoi il vient d’être condamné, on va lui saisir cette semaine sa petite maison et ses quelques biens pour les donner en pâture à cette bande de boit-sans-soif qui règne sur Moulinsart. Bob Garcia va se retrouver à la rue, avec sa famille. Cet homme est victime d’une véritable injustice. Pourvu que notre Tintin justicier prenne vie pour aller botter le cul de ces ectoplasmes à roulettes qui ne méritent même pas les tendres insultes proférées, au fil des pages d’Hergé, par le Capitaine Haddock.
Moulinsart doit revoir sa copie et ne pas s’enfoncer dans cette attitude ignoble et répressive qui porte atteinte à la mémoire d’Hergé qui n’aurait sûrement pas voulu cela, d’autant que Bob Garcia n’a jamais gagné un sou avec ses livres.
Où est passé ce bel humour Belge que nous aimions tant, cet art de vivre qui caractérise les sujets du bon Roi Albert et qui était le fil conducteur de la vie d’Hergé. A croire que les ayants droits d’Hergé ne sont pas Belges pour être autant procéduriers et de tels avares avides du moindre argent.
Il y a vraiment de l’abus, dans notre Pays, lorsqu’on pense que la Justice donne raison à la bande de bachi-bouzouks qui veut faire taire Bob Garcia en le faisant condamner pour contrefaçon. Mais Bob Garcia n’a rien contrefait, il a juste voulu créer en s’inspirant de l’atmosphère qui est présente sur la couverture des albums de Tintin sans les plagier, donnant même l‘envie de racheter les albums de Tintin par une couverture suggestive qui est une excellente publicité et un bon coup de marketing. On devrait même le féliciter, le Bob Garcia, au lieu de le condamner… et pendant ce temps-là des voyous criminels vendent de la drogue dans les cités de Sevran et incendient des appartements en tuant les occupants et cela en toute impunité, cherchez l’erreur !
Et si demain les héritiers du Comte de Cheverny portaient plainte contre les ayants-droits d’Hergé pour avoir plagié le Château de Cheverny en le transformant en Château de Moulinsart… Un coup à passer pour des enfonceurs de portes ouvertes, «Mille Sabords !».
Texte : Philippe Chauveau-Beaubaton, Le Post
04 novembre 2009
Moulinsart a tué Garcia
Depuis près de vingt ans, Moulinsart SA, dirigé par M. Nick Rodwell, l’époux de la seconde femme de Georges Remi alias Hergé. essuie une véritable guérilla. A dire vrai, elle avait été entamée du vivant même du maître de Bruxelles lorsque, en 1975, les Situationnistes avaient détourné l’œuvre d’Hergé pour en faire des happenings. Entre les éditions pirates de Tintin au Pays des Soviets tentant de faire rendre gorge à l’anticommunisme de son auteur, les parodies sexuelles, notamment celles de Jan Bucquoy, les éditions non-autorisées et les broncas médiatiques des opposants de Moulinsart, la tintinologie se nourrissait pour ainsi dire de cette « révolte » contre des ayants droit « abusifs ». Comme toute geste héroïque, ce combat avait, bien entendu, ses martyrs.
Bob Garcia est désormais l’un d’eux. Il était l’auteur de plusieurs ouvrages sur Hergé et son analyse, parfois inspirée, apparaissait le plus souvent superficielle pour les commentateurs. Problème : jamais Moulinsart ne lui avait accordé le droit d’utiliser la marque ou les vignettes de Tintin. Il se les était arrogés, par « esprit de résistance » ou par défi. Il avait des tas de choses à raconter à propos d’Hergé, de ses sources et de ses influences. Il a publié depuis fin 2005 un certain nombre d’ouvrages sur son idole : Jules Verne et Hergé : d’un mythe à l’autre, Tintin au pays du polar, Tintin à Baker Street, Hergé, la bibliothèque imaginaire et Hergé et le 7ème Art, tous parus aux éditions McGuffin. Ces études reproduisaient des vignettes de l’œuvre d’Hergé à l’appui de ses thèses et des démarques, sinon des parodies, de couvertures et de dessins. Sans l’accord des détenteurs des droits.
La société Moulinsart et l’ayant-droit d’Hergé, Fanny Rodwell attaquèrent dès lors l’auteur et sa société d’édition en avril 2006, de même que… la FNAC, libraire coupable d’avoir proposé ces ouvrages à la vente sur son site Internet. La FNAC retira un moment ces livres de la vente, avant de les y remettre et d’aller jusqu’au bout de la procédure. Il était notamment reproché à Bob Garcia et à son éditeur :
d’atteintes aux intérêts de Moulinsart en exploitant des droits de Tintin qui lui appartenaient ;
d’avoir
contrefait les albums de Tintin en copiant leur dénomination et leur
présentation, adaptations non autorisées de l’œuvre d’Hergé, créant
ainsi la possibilité d’une confusion avec les autres volumes de
l’œuvre, comme par exemple avec « Tintin au pays du polar », actions
susceptibles de constituer une « concurrence déloyale » et un
« parasitisme » ;
d’avoir
porté atteinte au droit moral de l’auteur en reproduisant ces
adaptations contrefaisantes. Les plaignants signalaient au passage la
mauvaise qualité de reproduction des vignettes.
Les défendeurs mettaient en avant la nécessité d’utiliser les images d’Hergé pour étayer les différentes thèses avancées (il s’agit de comparer deux œuvres) excipant du droit de la citation pour ce faire. Problème : pour critiquer l’œuvre d’Hergé, il fallait jusqu’ici demander l’autorisation préalable des droits de reproduction à Moulinsart qui examine alors minutieusement si l’utilisation qui en est faite ne lui fait pas ombrage. Bob Garcia avait, semble-t-il, décidé de s’en passer. « Les portes du château ne se sont probablement pas ouvertes, écrivions-nous en 2005 à propos de ces droits de reproduction, puisque les illustrations de Tintin figurant dans [Jules verne et Hergé, d’un mythe à l’autre] sont signées... Golo et Frank, extraites d’une parodie publiée par Casterman dans un fascicule en hommage à Hergé. Nous verrons si la Fondation [Hergé] se laissera abuser par la manœuvre... » Cela n’a apparemment pas été le cas puisque l’ouvrage se trouve aujourd’hui devant le tribunal.
Le jugement du Tribunal de Nanterre tombe à une date fatidique : le 22 mai, jour de la naissance d’Hergé (les initiales de Robert Garcia sont RG aussi …). Les attendus constatent une contrefaçon, une reproduction non autorisée de l’oeuvre d’Hergé et une atteinte aux droits patrimoniaux de Moulinsart. Le tribunal condamne Bob Garcia et son éditeur pour ces raisons, la FNAC étant relaxée.
La « justice de Moulinsart »
Mais en revanche, à la lecture de l’arrêt, il apparaît que ce jugement ouvre une brèche importante en ce qui concerne le droit à la citation graphique. Elle fait une nouvelle lecture de l’article L122-5 3° du Code de la propriété intellectuelle après l’entrée en vigueur de la Loi du 1er août 2006 qui en modifie la portée. Constatant que les ouvrages de M. Garcia « constituent des études et des analyses de l’œuvre d’Hergé », le jugement avance qu’ « une vignette qui constitue un extrait d’un ensemble, réalise une courte citation d’un album qui ne peut être résumé à un assemblage d’œuvres distinctes » tant qu’elle ne porte pas atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre, ni ne cause un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l’auteur. Il conclut donc : « Il y a lieu donc de considérer que Robert Garcia et [son éditeur] sont bien fondés à se prévaloir de l’exception de courte citation pour les vignettes extraites des albums des Aventures de Tintin. »
« Nous ne ferons pas appel, nous dit Bob Garcia, puisqu’en l’état, malgré la condamnation sur les couvertures et les titres […], le jugement nous est quand même très favorable ». Cela dit, financièrement, la déconvenue est sévère puisque Bob Garcia et son éditeur sont contraints à payer ad solidum 10.000 euros de dommages et intérêts à Moulinsart et à Fanny Rodwell et à 8.000 euros de dépens, en application de l’article 700 sur les frais de procédure. « C’était plus une question de passion que de se faire de l’argent, se justifie l’auteur. L’éditeur et moi étions des passionnés de Tintin. Je ne vis pas de cela, je gagne ma vie avec mes romans publiés aux éditions du Rocher ». Tout ce combat, il le mène pour la liberté d’expression : « C’est notre droit de dire ce que l’on a envie de dire sur cette œuvre à partir du moment où l’on n’est pas irrévérencieux, et ce n’est pas le cas ici. […] On veut entendre de la part des juges quelque chose de clair sur nos droits, ce à quoi on a droit et ce à quoi on n’a pas droit. On se conformera à la justice. Pas à la justice de Moulinsart, mais à celle des juges ! »
Une « remise en cause de toute l’économie des droits de reproduction de la bande dessinée »
« Le jugement m’apparaît contradictoire, nous dit de son côté l’avocat de Moulinsart Me Florence Watrin, pas prête à lâcher le morceau. Il reconnaît d’abord qu’une vignette de bande dessinée est une œuvre à part entière. Or, une œuvre à part entière ne peut pas être citée puisque lorsqu’on cite une œuvre, on en cite nécessairement une partie qui, en outre, doit être courte. […] Hergé est connu pour avoir fait vivre ses personnages en dehors de ses livres. Il y a d’abord eu les publications dans les journaux avant les albums, et puis les publicités, les affiches qui utilisaient les illustrations d’Hergé. C’est donc quelqu’un qui a démontré par son travail que ses dessins, quels qu’ils soient, sont des œuvres à part entière. Je trouve cette décision extrêmement critiquable sur ce point et c’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle la société Moulinsart et Mme Rodwell font appel de cette décision. »
Quant à l’ouverture faite à un droit de citation graphique, Me Florence Watrin est formelle : « C’est très grave parce que c’est la remise en cause de toute l’économie des droits de reproduction de la bande dessinée. Que ce soit pour les auteurs ou les éditeurs, ce jugement a des conséquences inouïes ! […] Le droit d’auteur est un ordre public de protection. Toutes les exceptions comme le droit de citation, la reproduction destinée à un usage privé ou la parodie doivent être entendues strictement. »
Toute la problématique est la notion de « courte citation » d’une œuvre graphique, une notion apparemment très floue. « La citation, telle qu’elle a été entendue au départ par le législateur a été pensée manifestement pour une citation littéraire, nous dit Me Watrin. « Le problème va bien au-delà de la bande dessinée. La photographie, par exemple, dispose d’une jurisprudence éprouvée puisque les photographes ont à affronter les mêmes arguments quand on « cite » leur œuvre. […] Le droit de citation n’est peut-être pas adapté pour les œuvres graphiques parce que les conditions prévues par la loi ne sont pas remplies. Il y a une pratique qui semble fonctionner pour la reproduction des œuvres picturales, mais dans la bande dessinée, si l’on reproduit des éléments de détail qui sont eux-mêmes constitutifs d’une œuvre, cela pose un problème. C’est pourquoi je pense que le droit de citation n’est pas possible pour une œuvre graphique. Dans la loi de 1957, le législateur n’envisageait ni la photographie, ni la bande dessinée, ni le cinéma…, seulement la citation littéraire. »
La Cour d’appel de Versailles aura fort à faire pour établir les règles qui permettront à la loi de distinguer les Dupond et Dupont de la citation graphique.
Premier coup de semonce : le 9 juillet 2009, dans un autre procès, l’éditeur d’une parodie, Le Léopard masqué se faisait lourdement condamner par le Tribunal de Grande Instance d’Evry pour « parasitisme » après avoir publié une parodie intitulée « Saint-Tin et son ami Lou ». La parodie ne justifie en aucun cas un usage extensif des signes distinctifs issus de l’œuvre d’Hergé conclut le tribunal.
C’est la Cour d’Appel de Versailles qui, dans un arrêt du 17 septembre 2009 donne le coup de grâce : renversant la décision du Tribunal de Première Instance, elle considére que : « …la citation s’entend par nature d’un extrait, d’un passage, d’une œuvre constituant un tout, et qui a pour finalité d’illustrer la pensée de son auteur ; que dans le cas accompagnés de textes, il s’agit essentiellement d’une œuvre graphique dont seule une reproduction, totale ou partielle, peut traduire les formes et l’esthétique ; […] Que ces vignettes, individualisées, sont des œuvres graphiques à part entière, protégeables en elles-mêmes, indépendamment de l’ensemble et de l’enchaînement narratif dans lequel l’auteur les a intégrées ; que ces vignettes constituent des reproductions intégrales de l’œuvre d’HERGE ; Considérant que cette reproduction intégrale ne peut pas relever de l’exercice du droit de courte citation prévu par l’article L 122-5-3° du code de la propriété intellectuelle. »
En clair, dans ce cas précis, la citation graphique n’existe pas et l’usage d’une vignette de Tintin sans l’autorisation des ayants droit est illicite.
Par conséquent, le tribunal condamna Bob Garcia et son éditeur à payer des dommages et intérêts à Moulinsart (30.000 euros) et à Fanny Rodwell, la légataire universelle d’Hergé (10.000 euros) en plus des frais judiciaires (environ 8000 euros). Par ailleurs, le site Internet FNAC Direct qui avait distribué ces ouvrages a également été condamné pour avoir diffusé l’œuvre litigieuse.
De lourdes conséquences
La suite est douloureuse pour l’écrivain, le 21 octobre 2009 : « Au terme de quatre ans de procès assidu, écrivait-il la semaine dernière à quelques journalistes, les sympathiques et dynamiques ayant-droit de l’œuvre de Hergé sont parvenus à me faire condamner à payer 48.610,19 euros pour contrefaçon. Il est vrai que j’ai publié 5 ouvrages au tirage de 500 ex par titre, dont certains contiennent quelques images de Tintin... Du coup, histoire de marquer le coup, les ayant-droit m’ont envoyé les huissiers pour "saisie-vente" de ma maison. Je ne critique pas le côté farce, mais côté fair-play, il y aurait à redire, surtout que j’avais demandé un délai par voie d’avocat trois jours plus tôt en expliquant que j’étais sans le sous... Quoi qu’il en soit, je reste confiant car j’ai déjà réuni la somme significative de 10,19 euros. Il ne me reste donc plus que 48.600 euros à trouver en deux jours. » Selon son président, Laurent Debarre s’exprimant dans notre forum, l’association Promocom est acculée au dépôt de bilan
Sur son blog, le biographe d’Hergé Pierre Assouline relaie le témoignage de la « victime ». Il est vrai que cette affaire ouvre la possibilité aux ayants droit, quels qu’ils soient –auteurs ou héritiers « abusifs »- d’interdire l’usage d’une image à tout commentateur de l’œuvre qui ne recevrait pas leur imprimatur.
Ce qui ressemble bien à une censure préalable ne peut mener qu’à une « berlusconisation » de l’information. La seule alternative est que le législateur corrige cette anomalie de la loi qui entrave de façon manifeste la liberté d’expression.
Texte : Didier Pasamonik, Actua BD
01 novembre 2009
Ma collection para-BD - Liste des voitures Tintin Atlas
001. La Jeep de l'album "Objectif Lune" (reçue 24/07/2008)
002. Le bolide rouge de l'album "Les Cigares du Pharaon" (reçue 20/09/2006)
003. La Ford T de l'album "Tintin au Congo" (reçue 01/09/2006)
004. Le taxi bleu de l'album "Tintin en Amérique" (reçue 06/02/2009)
005. La Lincoln Torpedo de l'album "Les Cigares du Pharaon" (reçue 25/08/2008)
006. La 2 CV des Dupont de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue 06/06/2008)
007. La Jeep rouge des Dupont de l'album "Tintin au pays de l'or Noir" (reçue 24/10/2007)
008. L’automitrailleuse verte de l'album "L'oreille cassée"
009. La limousine verte de l'album "Lotus bleu" (reçue 08/05/2009)
010. La Buick du professeur Smith de l'album "Tintin au pays de l'or Noir" (reçue 22/05/2008)
011. La limousine gouvernementale de l'album "Tintin et les Picaros"
012. Le cabriolet du capitaine Haddock de l'album "Les 7 boules de Cristal"
013. Le coupé-spider de l'album "L'oreille Cassée" (reçue 16/07/2007)
014. L’ AMI 6 du docteur de l'album "Les Bijoux de la Castafiore" (reçue 09/12/2006)
015. Le taxi de New-Dehli de l'album "Tintin au Tibet" (reçue 13/10/2008)
016. La voiture bordure jaune de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue 09/03/2007)
017. La Citroën torpedo des Dupondt de l'album "Tintin au pays de l'or Noir"
018. La Packard du roi Muskar de l'album "Le Sceptre d'Ottokar" (reçue 12/11/2007)
019. L’ Opel Olympia Cabriolet jaune de l'album "Le Sceptre d'Ottokar"
020. La Lancia Aprilia grise de l'Emir dans l'album "Tintin au Pays de l'or Noir" (reçue 01/04/2007)
021. Le taxi Aronde Simca de l'album "L'Affaire Tournesol"
022. La Traction avant noire de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue 10/10/2007)
023. La voiture accidentée de l'album "Crabe aux pinces d'Or" (reçue 01/07/2009)
024. La dépanneuse Luxor de l'album "Crabe aux pinces d'Or" (reçue 28/07/2009)
025. Le taxi Ford bleu de l'album "Les 7 boules de Cristal"
026. La Lancia de l'italien de l'album "L'Affaire Tournesol"
027. L’auto de la Castafiore de l'album "Le Sceptre d'Ottokar" (reçue le 11/02/2008)
028. La caravane de l'album "L'île Noire"
029. La Triumph caravane de l'album "L'île Noire"
030. L’Américaine bleue de l'album "Objectif Lune"
031. L’Austin 1100 blanche de l'album "L'île Noire" (reçue le 03/04/2009)
032. La camionnette Sanzot de l'album "L'Affaire Tournesol" (reçue le 18/09/2009)
033. La 2 CV Citroën emboutie de l'album "Les Bijoux de la Castafiore" (reçue 06/08/2007)
034. La décapotable marron de l'album "Le Sceptre d'Ottokar"
035. Le taxi Peugeot bleu de l'album "Les Bijoux de la Castafiore" (reçu 26/07/2009)
036. Le camion rouge de l'album "Lotus bleu"
037. L’auto blindée de l'album "Le Lotus bleu" (reçue 16/11/2006)
038. La voiture de Nanking de l'album "Lotus bleu" (reçue 01/10/2007)
039. La voiture parade Chicago de l'album "Tintin en Amérique" (reçue 06/12/2007)
040. La Jaguar de l'album "L'île Noire" (reçue 09/01/2008)
041. Le camion Police de l'album "Tintin en Amérique"
042. La voiture de pompier de l'album "L'île Noire" (reçue 27/08/2007)
043. La Land Rover de l'album "Tintin et les Picaros"
044. La Jeep rouge de l'album "Tintin au pays de l'or noir"
045. Le taxi bleu de l'album "L'île noire" (reçue 09/10/2009)
046. La Renault NN de l’album "Le Crabe aux pinces d’or" (reçue 20/01/2009)
047. La Chrysler jaune de l’album "L’affaire Tournesol" (reçue 07/04/2008)
048. L’hélico rouge de l’album "L’affaire Tournesol" (reçue 28/04/2008)
049. La Ford Custom de l’album "Objectif Lune" (reçue 09/11/2009)
050. La Mercedes 1925 de l’album "Tintin chez les Soviets" (reçue 21/12/2006)
051. L’Ambulance de Chicago de l’album "Tintin en Amérique" (reçue 21/01/2008)
052. L’Alfa Roméo des journalistes de l’album "Les bijoux de la Castafiore"
053. Le camion d’opium de l’album "Le lotus bleu"
054. Le bolide rouge de Bobby Smile de l’album "Tintin en Amérique" (reçue 01/11/2006)
055. Le taxi Panhard bleu de l’album "Coke en stock" (reçue 28/04/2009)
056. L'ambulance de l'asile de l'album "Les Cigares du Pharaon" (reçue 13/11/2008)
057. La jeep des pompiers de l'album "L'affaire Tournesol"
058. La voiture verte des gangsters de l'album "Tintin en Amérique" (reçue 26/01/2007)
059. La dépanneuse Simoun de l'album "Tintin au pays de l'or noir" (reçue 23/09/2008)
060. La Morris 6 de l'album "Tintin au pays de l'or noir"
061. Le camion rouge de l'auto stop de l'album "L'île noire" (reçu le 10/03/2008)
062. Le camion kaki de l'album "Tintin et les Picaros" (reçu 25/08/2009)
063. Le camion bâché vert de l'album "L'oreille cassée"
064. La caisse à savon de l’album "Tintin chez les Soviets" (reçue 15/05/2009)
065. Le Van rouge des déménageurs de l’album "Le secret de la Licorne" (reçue 02/01/2009)
066. La Studebaker verte de l'album "Tintin au pays de l'or noir" (reçue le 10/07/2008)
067. La Jaguar MKI noire de l’album "Coke en stock" (reçue le 11/12/2008)
068. Le coupé bleu de Gibbons de l'album "Lotus bleu"
069. La Ford V8 mauve des Duponts de l’album "Le Sceptre d'Ottokar"
070. L’ Amilcar CC de l’album "Tintin chez les Soviets"
Les modèles exposés au salon de l'auto de Bruxelles
11 août 2009
Nick Rodwell dérape et ferme son blog
Des attaques très personnelles de Nick Rodwell, administrateur de la société qui gère l'oeuvre d'Hergé, à l'encontre de journalistes français et belges, ont été publiées dans la section "blog" du site officiel de Tintin, suscitant lundi 10 août une vive polémique en Belgique.
v_2768Nick Rodwell, l'administrateur délégué de Moulinsart SA et époux de la seconde femme d'Hergé Fanny Rodwell, a mené une attaque en règle, sur son blog, contre des journalistes qui l'ont critiqué.Rodwell s'en prend ainsi de manière inélégante aux journalistes Hugues Dayez (RTBF) et Albert Algoud (Canal Plus), en cherchant à expliquer, dans les deux cas, la « racine de leur haine à mon égard ».
Dans chacun des cas, Rodwell affirme trouver ces racines dans la frustration, n'hésitant pas à jeter sur la place publique des détails sur la vie privée de ses cibles pour alimenter sa thèse.
« (…) J'ai donc pris le temps de farfouiller dans les vies privées de ces messieurs, dans l'espoir de trouver la racine de leur haine à mon égard. Bingo ! Tous les deux se voient confrontés à un drame familial, qu'il ne m'appartient pas de révéler ici, car je me refuse à utiliser les méthodes de ces deux scribouillards, auxquels je laisse le soin de choisir l'exhibitionnisme (…) » écrit ainsi Nick Rodwell, dans un de ses billets. S'il reste assez sobre dans la version française, la version anglaise (pourtant écrite juste en dessous !) est moins retenue et on peut y lire: « Tous les deux se voient confrontés à un enfant autiste en rentrant à la maison chaque soir. Je laisserai le soin au lecteur de regarder la définition dans le LAROUSSE (…) »
Hugues Dayez a répondu ne pas vouloir « s'abaisser à répondre aux élucubrations de cet énergumène ». Si recours juridique il y a, il pourrait dès lors venir de la RTBF.
La presse écrite française n'est pas non plus épargnée. Dans un billet en date du 31 juillet, c'est Olivier Delcroix, spécialiste BD au Figaro qui en prend pour son grade, qualifié de « menteur » par le patron de Moulinsart. « … quand j'ai dû préciser à un des Directeurs de son journal qu'il est un menteur – et si ce journal voulait travailler avec nous, il est inutile de nous envoyer encore Oli le Menteur. Ce qui m'a soufflé : tout le monde semblait d'accord. Personne – je répète : personne – ne m'a contredit. En d'autres termes, personne n'a jamais affirmé qu'il était honnête. ». Les services juridiques du Figaro étudient actuellement la possibilité d'attaque Rodwell pour diffamation.
Tout aussi incisif, il s'attaque plus récemment à une autre journaliste, Sophie Flouquet, du Journal des arts, suite à son article sur le musée Hergé : « (…) Peut-être aviez-vous un problème avec votre père ? Peut-être votre mariage n'est-il pas aussi réussi que vous l'espériez ? Doit-on penser que, tout enfant, vous souffriez d'un problème d'identité sexuelle ? Cela pourrait expliquer votre étrange perception des autres. Une suggestion : et si vous envisagiez de retourner à l'école, question de revoir votre éducation ?(…) »
Alain De Kuyssche, rédacteur en chef du site Tintin.com, tente de calmer les esprits par rapport aux propos publiés par Nick Rodwell : pour lui, les billets du mari de Fanny Rodwell trahissent une nouvelle stratégie de communication, « inattaquable ». S'il n'a jamais jusqu'ici rendre la monnaie de leur pièce à ses détracteurs, Rodwell entendait rendre coup pour coup, en utilisant « les mêmes moyens que ceux qui sont utilisés contre lui ». Ce qui ne l'a pas empêché, en fin d'après-midi, d'annoncer la fermeture de son blog, qui a été retiré du site tintin.com.
La RTBF, indignée,a annoncé qu'elle soutenait son journaliste Hugues Dayez et a qualifié les propos de Nick Rodwell d'« indignes. Ces propos ont profondément heurté l'ensemble des journalistes et collaborateurs de l'entreprise, blessés par ces attaques ad hominem », a rapporté le porte-parole de la RTBF Bruno Deblander. « Respectant totalement les déclarations de Hugues Dayez, la direction de la RTBF se réserve le droit d'envisager les suites à donner à ces écrits d'une époque que l'on croyait révolue », a-t-il ajouté.
Etonnante charge contre des journalistes, et plutôt ironique quand on pense que Tintin lui même en est un ! Sur le forum du journal, des internautes ont proposé d'envoyer à Nick Rodwell des cartes postales avec, comme texte, l'une des insultes très imagées du capitaine Haddock.
L'affaire, dévoilée par le quotidien flamand De Morgen, est une nouvelle preuve des relations difficiles qu'entretient l'homme d'affaires britannique, mari de Fanny Vlamynck (veuve du célèbre auteur de BD) avec les fans de Tintin.
Voici l'intégralité des propos de Nick Rodwell publiés sur son blog mais effacés lundi après-midi :
"Quel plaisir, chère Sophie Flouquet, de
lire votre article paru dans le numéro du 26 juin 2009 du Journal des
Arts ! Je reste convaincu que ce Journal est incontournable pour toute
personne concernée par le monde des arts. A la lecture de votre prose,
je me pose des questions, notamment au regard des objections que vous
soulevez. Mon épouse n'est pas une veuve, auquel cas je serais mort
depuis un certain temps. En l'occurrence, elle a un titre, et le
moindre signe de politesse aurait été de mentionner ce titre. En tant
que Présidente des Studios Hergé, elle a décidé de créer le Musée
Hergé. Le système PDA ne vous agrée pas. Pour votre information, nous
l'avons mis au point avec l'équipe qui a travaillé pour la majorité des
musées français.
Vous regrettez le manque d'information à
l'intérieur du musée. A votre intention, je relève les trois niveaux
d'information : un dépliant, d'une lecture accessible aux gens les plus
simples, comme vous semblez en être ; la vie de Georges Remi est
expliquée en long et en large dans les différentes salles du musée ;
et, pour couronner le tout, il y a le guide électronique. Nous parlons
du même musée, tout de même ; le Musée Hergé ? Êtes-vous certaine de
l'avoir visité ? Vous soulignez la déception qui attendrait les jeunes
visiteurs. Avez-vous visité la salle consacrée au Making of, où le
concept du Musée est expliqué ? Sans doute étiez-vous prise par le
temps ou peu attentive : dans le cas contraire, vous sauriez que, dès
le début de sa conception, une exigence portait sur l'accessibilité par
les enfants. Avant l'ouverture officielle du musée, nous avons invité
trois écoles de Louvain-la-Neuve. Les écoliers testèrent les PDA et
n'émirent aucune plainte. Non seulement, les écoles trouvèrent le Musée
Hergé créatif, mais ils en soulignèrent le côté instructif. Si vous
désirez confirmation de ces propos, n'hésitez pas à m'appeler.
Vous
avez cru bon d'évoquer la vie privée de mon épouse et vous y allez de
vos insinuations. C'est totalement inacceptable. Vous parlez aussi d'un
« liste noire », sans réellement savoir de quoi vous parlez. Peut-être
avez-vous travaillé pour Paris-Match ?
Peut-être aviez-vous un
problème avec votre père ? Peut-être votre mariage n'est-il pas aussi
réussi que vous l'espériez ? J'en viens à me demander si votre karma
n'était pas de devoir écrire, un jour, un article consacré au Musée
Hergé. Dans votre article, vous additionnez les mensonges. Vous
inventez des bobards. Il n'a jamais été question de créer un Musée
Hergé à Paris. Doit-on penser que, tout enfant, vous souffriez d'un
problème d'identité sexuelle ? Cela pourrait expliquer votre étrange
perception des autres. Une suggestion : et si vous envisagiez de
retourner à l'école, question de revoir votre éducation ?
A
notre tour de poser quelques questions. Avez-vous lu le dossier de
presse ? Avez-vous visité le Musée Hergé ? Avez-vous interviewé mon
épouse ? Vous êtes-vous demandé pourquoi on parle du Musée Hergé et non
du Musée Tintin ? Vous ne tarissez pas d'éloges sur la perfection du
Musée Magritte ; mais le Musée Hergé ne serait pas un vrai musée. Vous
parlez de « médiation ».
Musée : « du latin « endroit réservé aux
Muses ». Lieu, établissement où est conservée, exposée, mise en valeur
une collection d'oeuvres d'art, d'objets d'intérêt culturel,
scientifique ou technique (Larousse des Noms communs) ». Remarquez au
passage que le Musée Hergé est un musée privé - au contraire du Musée
Magritte, abrité dans un bâtiment offert par le gouvernement belge.
Faites le calcul - très simple, même pour vous. L'éditeur Casterman a
vendu plus de 250 millions d'albums Tintin. Si vous ajoutez les 25
millions d'ouvrages consacrés à Hergé et à Tintin, il semble que
l'objectif établi du nombre de visiteurs sera atteint. Vous critiquez
l'architecture de Christian de Portzamparc. Je suppose que vous êtes
une grand experte.
Vous allez même jusqu'à dire que l'architecte
a délibérément créé un mausolée. Charmant ! Mausolée : « Monument
funéraire de grandes dimensions, à l'architecture somptueuse » (ibid).
Mon souhait : que mon épouse ait suffisamment d'argent pour construire
une second mausolée, le jour où j'aurai quitté la Terre ! Enfin, vous
étonnez du fait que nos archives ne soient pas rassemblées au Musée
Hergé. Intéressant cas d'absence de perception intellectuelle. Les
archives restent aux Studios Hergé. Pourquoi ? Parce qu'en cas
d'incendie ou d'inondation à Louvain-la-Neuve, nous perdrions tout. Les
archives sont à disposition de ceux qui s'intéressent au monde d'Hergé
: Les films de Steven Spielberg et de Peter Jackson ; Les publications
des Editions Moulinsart Les expositions qui tourneront un peu partout
dans le monde. Et ajoutons à ces tâches évidentes la nécessité de
moderniser le système de classification. Je pourrais aussi évoquer les
questions d'assurance, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. Je
serais aussi très heureux de parler d'Andrew Carnegie, mais je garde ce
sujet pour plus tard. D'ici là, j'espère bien vous rencontrer le plus
vite possible, chère Sophie Flouquet ? veuve.
Qui pourrait mieux
m'inspirer qu'Olivier Delcroix, qui écrit ses textes dans Le Figaro? Un
gros nuage est passé dans le ciel serein quand j'ai dû préciser à un
des Directeurs de son journal qu'il est un menteur - et si ce journal
voulait travailler avec nous, il est inutile de nous envoyer encore Oli
le Menteur. Ce qui m'a soufflé : tout le monde semblait d'accord.
Personne - je répète : personne - ne m'a contredit. En d'autres termes,
personne n'a jamais affirmé qu'il était honnête.
Angoulême du
nouveau Centre de la Bande Dessinée et de l'Image, il m'a envoyé une
lettre. Ce qui est personnel doit le rester, mais il existe aussi un
droit de citation. « Je sais que vous ne serez pas heureux...».
Pour
une fois, Oli se montrait franc et honnête - ce qui ne me rendait pas
plus heureux, puisque le but consistait à me démolir. Mais peut-être...
Peut-être que...Peut-être bien que là se situe le coeur du problème qui
traverse notre monde. Démolir, c'est in ; créer, c'est out. L'autre
jour, l'émission Envoyé Spécial (sur France 2) consacrait un de ses
reportages à Stéphane Guillon. Un jeune homme qui me paraissait très
créatif et attachant jusqu'au moment où furent abordées les séquences
sur Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. DSK s'est dit blessé par
la présentation de Guillon. Chacun a le droit absolu de donner un avis
concernant une personnalité sur le point d'être interviewée. Dès lors
qu'est abordée la vie privée de quelqu'un, il devient fascinant de
chercher les raisons profondes d'une telle initiative.
Pour ce
qui concerne Guillon, nous le voyons en compagnie de la nouvelle femme
de sa vie, mais on ne nous dit rien sur l'origine des 7 enfants qui les
entourent. Serait-ce que chacun d'entre eux a un père ou une mère
différents ?Lorsque des journalistes s'en prennent aux personnes, il
faudrait essayer de comprendre ce qui a alimenté la nature de leurs
propos. N'oublions pas Oli ! Albert Algoud, qui travaille pour qui le
paie, est une de ces personnes qui prend un plaisir malsain et
manifeste à me démolir en public. Un autre, c'est Hugues Dayez. Il
travaille pour une télévision, qui se prend pour l'équivalent belge de
la BBC, mais qui reste très loin du compte. J'ai donc pris le temps de
farfouiller dans les vies privées de ces messieurs, dans l'espoir de
trouver la racine de leur haine à mon égard. Bingo ! Tous les deux se
voient confrontés à un drame familial, qu'il ne m'appartient pas de
révéler ici, car je me refuse à utiliser les méthodes de ces deux
scribouillards, auxquels je laisse le soin de choisir
l'exhibitionnisme, s'ils croient devoir étaler leur détresse aux yeux
du monde entier.
So I took the time to study their private lives
which would perhaps reveal their hatred towards to me. BINGO! Both go
home every evening to be confronted by a child who is autistic. I will
allow you the reader to look in LA LAROUSSE to study the definition.
Lorsque
vous avez compris ce que peut être le drame d'un père - pas besoin
d'avoir lu Carl Gustav Jung pour comprendre ça - la rancoeur à l'égard
d'Albert et de Hugues fait place à la compassion. Tentative
d'interprétation : si on se passionne pour un sujet - Tintin, en
l'occurrence - et que l'on ne peut partager cela avec votre fils, on
doit se retrouver immensément frustré... et on se cherche un bouc
émissaire. Quant à Oli, il avait établi cette relation avec son père,
qui avait partagé avec lui sa passion pour l'oeuvre d'Hergé. Et Oli
s'est senti poussé à écrire un livre sur Tintin, le lien fondamental
entre lui et son père. Et Oli n'a pas accepté que l'oeuvre d'Hergé
puisse être protégée. Et Oli refusa d'accepter les directives de
Moulinsart s.a. La personne chez Moulinsart, en charge des droits sur
les visuels liés à Hergé, s'est vue confrontée à un journaliste qui
savait tout et se montrait obsédé par sa relation avec son père.
Et
Oli fut traité comme l'est chaque journaliste qui nous sollicite... ;
avec les résultats que l'on sait. Oli versa dans les insultes verbales,
avant d'inciter son charmant avocat à nous envoyer des courriers
agressifs. En passant, j'ai compris à quoi pouvait servir Reporters
sans Frontières. Malgré cela, je ne nourris aucun mauvais sentiment et
je veux remercier Oli pour les 22 lignes qu'il a écrites sur le Musée
Hergé. Les critiques sont unanimes : Christian de Portzamparc a créé un
oeuvre architecturale extraordinaire. Preuve est faite qu'un musée doit
se concevoir de l'intérieur et non par l'extérieur. Le scénario et la
scénographie sont en parfaite harmonie avec le bâtiment. Comme le
disait Leo Cendrowicz dans le magazine Time : « Le Musée Hergé est un
prodigieux monument architectural ».
P.S. Tous mes voeux à mes amis d'Angoulême pour leur nouveau musée. Longue vie à ceux qui veulent créer !
Suite à la révélation des propos virulents de Nick Rodwell, Tintin.com a décidé de fermer purement et simplement le blog, justifiant sa décision dans un communiqué intitulé « Tant de haine »
« Inaugurant une nouvelle manière de communiquer pour Moulinsart, le blog de Nick Rodwell a suscité des réactions encore plus haineuses que celles qui se sont déversées sur lui, depuis de nombreuses années.
Nous espérions ouvrir le dialogue, tablant sur un débat ouvert et la curiosité intellectuelle, qui sont la richesse d'une discussion démocratique, exempte de préjugés. Cela impliquait que tous les intervenants lisent dans leur intégralité les textes de Nick Rodwell, ce qui n'a manifestement pas été le cas de tous. Nous avons assisté, stupéfaits, à une escalade de commentaires à propos de commentaires. Toutes les situations décrites dans les blogs, vilipendées par certains, sont de notoriété publique, véhiculées par les intéressés eux-mêmes.
Dans un esprit d'apaisement, nous avons décidé de supprimer les textes contestés, ainsi que leurs commentaires, trop souvent entachés de haine et de désir de nuire. Une bonne polémique, oui – un lynchage, non.
Désolé pour les nombreux auteurs de messages de sympathie que nous avons reçus, mais qui, hélas, n'ont pas trouvé écho auprès de nos habituels détracteurs.
Néanmoins, le combat continue ! Notre campagne de communication se poursuit et, comme prévu, le « Blog de Nick » fera l'objet d'un livre en 2011. Aucune obligation de l'acheter. D'ici là, merci à tous ceux qui nous ont vraiment lus et… bonnes vacances ! »
Sources : Le Soir, RTL-tvi
28 juillet 2008
Mr Coyote sur la tombe d'Hergé
L’ancien cimetière de la commune d’Uccle (Bruxelles), dit Cimetière du Dieweg, est l’un des lieux les plus insolites de la capitale. Comme c’est le cas de plusieurs cimetières bruxellois, sa création fait suite à la terrible épidémie de choléra qu’a subi la ville en 1866. Installé le long de l’ancien chemin du Dieweg, son terrain en pente, qui occupe le versant nord de la vallée du Geleytsbeek, offre une perspective vers la forêt de Soignes. L’expansion démographique et la fermeture des cimetières Saint-Job (1871) et Saint-Pierre (1876) ont pour conséquence sa rapide saturation, qui contraint les autorités à ouvrir le nouveau cimetière du Verrewinkel en 1945. Dès lors, les inhumations au Dieweg se font rares et il sera totalement désaffecté en 1958.
Peu entretenu, le cimetière se métamorphose lentement. Les ferronneries commencent à rouiller, les monuments tombent en ruine. La végétation envahit les allées et les tombes, jusqu’à en recouvrir entièrement une bonne partie. Aujourd’hui il est devenu le refuge d’une incroyable diversité botanique, qui attire insectes, oiseaux et rongeurs. On a pu compter plus de deux cents espèces de plantes sur une superficie de moins de trois hectares.
Ce mariage de l’architecture et de la nature, de la pierre et du végétal dégage une atmosphère fortement romantique. Certains coins du cimetière procurent l’impression de se promener au sein d’une forêt recouvrant les vestiges de quelque civilisation antique. Du feuillage émerge des éléments de décoration funéraire, des pièces de ferronnerie, des médaillons où l’on distingue des visages, des morceaux de dalle sur lesquels on déchiffre encore des mots souvent répétés : éternels et perpétuité.
Le patrimoine funéraire monumental et décoratif des sépultures de la bourgeoisie uccloise de l’époque est important. D’impressionnants monuments abritent les sépultures des familles des banquiers Lambert et Allard, des brasseurs Herinckx, de ministres, échevins ou bourgmestres dans différents styles, néogothique, néoclassique, art nouveau, etc.
Une autre particularité du Dieweg est d’abriter un important cimetière juif ashkénaze, dont les pensionnaires sont originaires d’une quinzaine de pays différents et dont les épitaphes et les symboles gravés ont fait l’objet d’études.
Depuis la fermeture du cimetière, l’une ou l’autre inhumation annuelle a encore lieu, généralement dans des caveaux de familles existants, ou exceptionnellement par dérogation spéciale dont ont pu bénéficier Georges Remi (alias Hergé) ou le violoniste Philippe Hirshhorn, lauréat du Concours Reine Élisabeth en 1967. L'essemble du site est classé depuis 1997. Source : Wikipedia.
A l'exception de quelques tombes à l'entrée qui sont moins exposées à la nature sauvage, la tombe d'Hergé est la seule à être entretenue et fleurie.
21 juillet 2008
Oufti, Tintin à Chalèrwé!
En mai, l'atelier wallon de la Maison du Hainaut (Charleroi, Belgique) a lancé la sortie de 5000 exemplaires numérotes et cachetés de «Lès-ôr’rîyes dèl Castafiore», traduction des célèbres bijoux en wallon du grand Charleroi, en accord avec Casterman et Moulinsart. Les albums sont disponibles au prix de 11,50€, jusqu’en août, dans les locaux de la Maison du Hainaut.
Cela dit, les membres de l’atelier de wallon, des traducteurs d’une créativité décidemment intarissable, font à nouveau parler d’eux avec un petit « extra » : une expo thématique autour de cet épisode, qui présente cette fameuse « avirete » à travers, entre autres, des planches originales de traduction mais aussi des objets rarissimes inspirés du célèbre reporter et de l’exubérante cantatrice. Ces pièces proviennent de la collection exceptionnelle d’un célèbre tintinophile carolo, connu et reconnu par ses pairs sous le prénom de Jean-Michel (conseiller en collection, expert qualifié en objets 3D de la Chambre Belge des Experts en Bande Dessinée) et qui permet au public de découvrir de véritables trésors: sculptures de Nat Neujean (le 1er à avoir donné du "volume" à Tintin, en accord avec Hergé), sculptures en résine Leblon-Delienne, par Marie Leblon, notes originales de Hergé, ... L’exposition, gratuite, promet donc de ravir les curieux, les amateurs ou les pros, d’autant qu’elle présentera des pièces parfois uniques et accessibles pendant tout l'été.
La Maison du Hainaut – Quai de Brabant 20 – 6000 Charleroi, Belgique.
Expo accessible du 27/06 au 29/08/08, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 16h (15h le vendredi). Fermé les jours fériés.
Tous les bénéfices réalisés par cette vente seront intégralement versés à l'asbl Vers la Vie, créatrice de projets pour les enfants handicapés.
Mr Coyote a été y prendre 2 ou 3 clichés lors de l'inauguration.
Premier discours par Christian Champagne
Second discours par Yves Lardinois, qui a dû crier pour se faire entendre car le micro l'a lâché.
Interprétation en wallon des premières planches de la BD par des membres de l'atelier.
Certains ont même souhaité faire signer leur exemplaire par le Professeur Tournesol local
Lisette Roelandt a entonné l' "Air des Bijoux".
Jean-Michel avait revêtu son plus beau costume.
Sébastien Corazza s'occupe de la promotion.
L'équipe des traducteurs en pleine séance de dédicace.
Milou a veillé à ce que chacun fasse la file ...
Concours : de quels albums ces vignettes sont-elles extraites?
Tchang raconté par sa petite-fille
Tchang, l'homme qui a convaincu Hergé de se documenter sur la Chine, alors que ce dernier entamait « Le Lotus Bleu », pour donner une représentation réaliste de ce pays. Dans le cadre de la série "Mon grand-père ce héros" sur La Première, sa petite-fille Thérèse lui rend hommage : Télécharger le fichier
01 avril 2008
Nouvelle traduction de Tintin en borain
Dans "Le Petit Borain" de cette semaine, le bourgmestre de Frameries, Freddy Desbiesses-Try nous présente les différents projets de traduction de Tintin dans les multiples variantes du patois borain (variante du picard, parfois appelé à torts "ch'ti") avec parution au rythme de deux albums par an :
- Tintin à s'baraque, en patois de Frameries
- Tintin et le Mystère de l'Abbaye de Wasmes, en patois de Wasmes
- Tintin et les Ciccios, en patois de Baudour
- Tintin à Flénu, en patois de Jemappes
- Tintin a s'cul à l'huche, Tintin en patois d'Hornu
- Tintin fait son carnaval, en patois de Givry
- Tintin et le cheval blanc d'Asquillies, en patois d'Aulnois
- Tournesol a èn poke à s'front, en patois de Cuesmes
- Tintin et le K barré, an patois de Saint-Ghislain
- Tintin à la Maison du Peuple, en patois de Tertre
- Je ne suis pas d'Havré-Congo, en patois borain oriental.
Après la traduction en wallon du grand Charleroi, le mois prochain, nous aurons donc bientôt une traduction dans tous les dialectes de la région wallonne.