24 juillet 2008
Une librairie à voir quand elle est fermée!
La petite histoire (vue sur ce forum) : cette fresque de Morris, ayant pour sujet "Lucky Luke et les Daltons", est située Rue de l' Escadron, au numéro 1, juste sur le rond point, en face du GB. La fresque a été peinte directement sur le volet de la "Librairie de l' Escadron"; elle est visible aux heures de fermeture de la librairie (forcément, quand la librairie est ouverte, le volet n'est pas baissé !), c'est-à-dire du lundi au vendredi de 19h à 6h, le samedi à partir de 13h. Le Dimanche est le jour de fermeture hebdomadaire et le volet est donc baissé. C'est le propriétaire, Laurent Mosbeux, qui est à l'origine de la fresque. Passionné de BD, il a réussi a concrétiser son rêve ... c'est en effet d'après un projet original de Morris que la fresque a été réalisée, en 1997. Laurent Mosbeux était également l'ancien patron d'une autre librairie à Etterbeek, également pourvue d'une fresque de Morris, la librairie Pégase. Par contre, le volet a été repeint. J'en déduis que cette librairie aurait été revendue. Mais en voici quand même une photo souvenir :

06 janvier 2008
Tous à l'ouest - Bande-annonce
08 novembre 2007
Mes figurines Lucky Luke
Ming Li Foo, Lucky Luke en cavalier blanc, Rantanplan, Fingers, William et Jack Dalton
Bill le Kid, le Shérif, Jolly Jumper, le chef indien, Lucky Luke, le croque-mort et Phil Defer
Lucky Luke, le croque-mort, Phil Defer, le directeur de prison, Calamity Jane, le Colonel O'Nollan, Jack Dalton, Joe Dalton, le barman, William Dalton
Le chasseur de primes, Averell Dalton, Hank Bully, Miss Bell
08 septembre 2007
Entrevue avec Morris
Une interview de Morris par Olivier Le Naire à l'occasion des 50 ans de Lucky Luke pour le magazine Lire de juillet-août 1997.
C'était il y a cinquante ans dans Spirou. Maurice de Bévère, un jeune dessinateur belge inconnu, posait la première bulle de ce qui allait devenir un monument: les aventures de Lucky Luke, pauvre cow-boy solitaire vite promu star mondiale de la bande dessinée. Dans sa maison toute simple des faubourgs de Bruxelles, Morris, grand gosse discret de 73 ans, citoyen (presque) ordinaire arborant son éternel nœud papillon, raconte un demi-siècle d'aventures.
Cinquante ans de Lucky Luke, ça se fête!
Morris. Je sais que plusieurs manifestations sont prévues. Mais ça, c'est le boulot de mon éditeur. Moi, je me suis contenté de dessiner un nouvel album qui reprend un mythe de l'histoire du Far West, le fameux règlement de comptes à O.K. Corral, qui a inspiré plusieurs films. Ça faisait longtemps que j'avais envie d'y mêler Lucky Luke. Alors, comme d'habitude, j'ai pas mal «trafiqué» l'histoire officielle car le véritable destin des cow-boys ne prête pas souvent à la rigolade. Pour résumer, O.K. Corral raconte une querelle électorale dans la petite ville de Tombstone, où Old Clanton, le maire sortant - un affreux - se heurte au célèbre Wyatt Earp, son rival. Au milieu de tout ça, Lucky Luke doit rétablir le débat démocratique et déjouer les ruses de Clanton. Vous voyez, c'est très actuel.
Justement, comment expliquez-vous le retour en vogue de la grande BD classique?
- Je crois que des héros comme Tintin, Astérix, Lucky Luke, Blake et Mortimer, correspondent au goût profond du public. D'ailleurs, ils se sont toujours bien vendus. Simplement, il n'y avait plus de nouveaux albums. Alors on en a sorti d'autres ou on a réédité d'anciennes versions. Et chaque fois, c'est un événement. En ce qui concerne Lucky Luke, je m'en tiens à une aventure par an. C'est un bon rythme. Le temps joue en faveur de ces héros qui occupent la scène depuis tellement d'années. Ils traversent les modes et les générations, car, au fond, les gens réclament toujours la même chose. Ils aiment qu'on leur raconte une bonne histoire, drôle si possible, bien construite avec un dessin clair et lisible. C'est aussi simple que ça. Lucky Luke a un atout supplémentaire: il puise dans la grande mythologie du western qui autorise toutes les variations possibles et imaginables.
Vous n'en avez pas assez, de dessiner le même personnage depuis cinquante ans?
- Pas du tout, j'ai l'impression d'avoir commencé hier... ou disons avant-hier. Contrairement à beaucoup d'auteurs de BD, je n'ai pas besoin de changer régulièrement de héros. En revanche, je vais puiser dans le réel, dans la vie de tous les jours, pour entretenir mon trait et offrir au public des personnages variés, authentiques. Pendant longtemps j'ai fait du dessin réaliste en illustrant des romans d'amour ou des étapes du Tour de France. J'adore aussi la caricature. Les croque-morts que je dessine sont directement inspirés de mes anciens profs jésuites, Lucky Luke ressemble à Gary Cooper, Phil Defer à Jack Palance. Et les connaisseurs ont tous repéré, au fil des albums, ici un personnage ressemblant à Franquin, un autre à Goscinny, etc. J'ai aussi caricaturé mon père, ma femme, et moi-même bien sûr. En dessin, on en apprend tous les jours. Par exemple, récemment, j'ai cherché la manière la plus efficace de reproduire le mouvement du signe de croix. Finalement j'ai donné quatre bras à mon personnage. Et ça marche! Parfois aussi, je réalise des petits jouets en bois. Pour faire ce métier, il faut garder une âme de gosse. Un vieil auteur de BD comme moi ne retombe pas en enfance car il n'en est jamais sorti. Grâce à Lucky Luke, j'ai passé ma vie à faire ce que j'aime le plus au monde: dessiner. Comment voudriez-vous que j'en aie assez?
On dit parfois que les albums sont moins bons qu'au temps où Goscinny concevait les scénarios.
- Je ne suis pas du tout d'accord. La preuve, chaque Lucky Luke se vend à 450 000 exemplaires rien que pour la version française. Peut-être existe-t-il simplement une nostalgie des anciens albums. Certains scénarios de Goscinny étaient plus faibles que d'autres et lui-même me répétait souvent que Lucky Luke n'est qu'un prétexte à gags, le fil de l'histoire étant secondaire. Aujourd'hui, je travaille avec mes équipiers (Fauche, Léturgie, Adam, Yann...) à peu près comme je le faisais avec Goscinny. Je choisis les sujets, j'invente les personnages principaux, je rectifie le découpage, j'apporte la documentation...
Vous avez rencontré Goscinny aux Etats-Unis...
- Oui. A la fin des années 40, il travaillait dans une usine de pneus et s'essayait à la BD, mais il était d'abord fait pour le scénario. On n'a travaillé ensemble qu'assez tard, vers 1955. Auparavant, j'avais fait mes débuts en Belgique pendant la guerre dans un studio de dessins animés, avec Franquin, Paape, Will, Peyo. On vivait tout le temps ensemble. Comme les Dalton. On admirait nos aînés, Hergé, Gillain (Jijé). On se critiquait, on s'amusait. En 1948, je suis parti aux Etats-Unis pour six ans avec Franquin et Jijé. C'est lui qui m'a présenté à Goscinny. Chaque semaine, j'envoyais mes planches de Lucky Luke en Belgique. Et à New York, nous avons tous assisté à la naissance de Mad. C'était un comic book sur du mauvais papier avec du western, du policier, de la science-fiction. Avec Mad, j'ai beaucoup appris. En quelque temps, je suis passé de l'humour à la parodie. J'ai découpé mes planches comme des séquences de cinéma. Le dessin de Lucky Luke s'est affiné. C'est devenu du western spaghetti avant l'heure.
Vous avez la nostalgie de cette époque?
- Un peu. Aujourd'hui, les jeunes courent après le succès et l'argent alors qu'il ne faut justement pas s'en préoccuper pour que ça marche. Personnellement, j'ai du mal à accrocher avec la BD ultraviolente, pornographique, les mangas, le monde d'un Vuillemin ou d'un Lauzier. Je préfère le Lucien de Margerin ou le Jack Palmer de Pétillon. A vrai dire: c'est plus difficile de faire rire que de faire pleurer. Pour arracher une larme, il suffit d'un oignon. Mais on n'a toujours pas inventé l'oignon qui fait rire.
Vous avez parfois été censuré...
- Oh oui! Les Scandinaves m'ont reproché de faire des noirs trop noirs avec de trop grosses lèvres. Et pour s'adapter au public anglo-saxon, il a fallu renoncer, dans les dessins animés, aux Mexicains endormis; les Indiens se sont mis à parler un anglais d'Oxford. Je passe sur la cigarette de Lucky Luke remplacée par un brin de paille.
Après vous, que deviendra Lucky Luke?
- Ce qui se passera après ma mort, je m'en fiche. Je n'ai pas d'enfant. Si on trouve quelqu'un qui soit capable de le dessiner correctement, pourquoi pas? Je n'y pense pas. La seule chose que je demande, c'est qu'on mette dans mon cercueil du papier et des crayons, au cas où il me prendrait une envie de dessiner.
02 septembre 2007
Lucky Luke

Lucky Luke est l'une des bandes dessinées franco-belge les plus populaires à l'instar de Tintin, d'Asterix ou de Gaston Lagaffe. Paradoxe, puisqu'elle a presque exclusivement pour cadre les Etats-Unis et l'univers du Western, traité sur le mode humoristique et parodique. Elle a été traduite en une trentaine de langues et le total de ses ventes est estimé à 250 millions d'exemplaires.
C'est à la fin de l'année 1946 que le personnage de Lucky Luke apparaît dans une histoire appelée "Arizona 1880" publiée par l'almanach de l'hebdomadaire belge "Spirou", propriété des éditions Dupuis. Le premier album "La Mine d'or de Dick Digger" est édité en 1949. La série compte 70 albums, tous dessinés par le même homme Maurice de Bévère, dit Morris (01/12/1923 - 17/07/2001), le père de Lucky Luke, qui aura travaillé avec plusieurs scénaristes dont le fameux René Goscinny, un créateur de génie qui a donné une nouvelle dimension au personnage à partir du milieu des années cinquante, en enrichissant les scénarii et en inventant une série de personnages extraordinaires tels que Rantanplan, le chien le plus stupide de l'Ouest, et bien sûr les célèbres Dalton, aussi bêtes que méchants, et qui deviendront aussi connus que Lucky Luke.

Le ressort des albums est basé sur le comique avec une profusion de gags dont certains sont déclinés plusieurs fois dans la même histoire (le running gag). La force de Goscinny est de constamment se renouveler alors qu'il est a priori prisonnier d'un genre, le Western, qui limite le contexte géographique des histoires à la différence d'Asterix ou de Tintin par exemple, libres d'aller et venir dans le monde entier. Les auteurs décident donc de se rattraper en travaillant énormément les personnages et surtout les méchants, les ennemis de Lucky Luke. Pour donner de temps en temps une touche d'exotisme, Morris et Goscinny contournent la quasi-impossibilité de quitter le Far West en faisant venir des hommes de l'étranger, chose tout à fait crédible puisque nous sommes en pleine période d'immigration.
En 1983, "Lucky Luke" fait une cure de nicotine et remplace la cigarette par un fétu de paille. Le 7 avril 1988, à Genève, Morris est récompensé par l' O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) dans le cadre de la Journée Mondiale sans Cigarette, pour avoir montré le bon exemple. A partir de 1987, et parallèlement aux aventures de "Lucky Luke", il crée la série "Rantanplan". A la fin de l'année 90, il quitte les éditions "Dargaud" et fonde sa propre structure d'édition, baptisée "Lucky Productions" (actuellement "Lucky Comics", en partenariat avec "Dargaud"). Le 27 juin 1992, "L' Académie des Grands Prix" lui décerne le "Grand Prix Spécial" du 20ème Anniversaire du "Salon International de la Bande Dessinée d'Angoulême", c'est la reconnaissance unanime du talent de Morris par ses pairs.

Lucky Luke est aujourd'hui devenu ce qu'on appelle un classique, ses personnages sont cités dans des contextes qui n'ont parfois rien à voir avec la bande-dessinée et leur effigie a été utilisée pour faire la promotion d'une infinité d'articles. La série de figurines la plus connue reste celle des Editions Atlas. Lucky Luke a dépassé le cadre de la bande dessinée puisqu'il a été également le héros de trois dessins animés long métrages pour le cinéma et deux séries pour la télévision, la première produite par la société américaine Hannah Barbera et la seconde par la société française Xilam Animation avec notamment la voix d'Antoine De Caunes pour le personnage de Lucky Luke et celle de Francis Perrin pour Rantanplan.
Achdé et Gerra ont repris le personnage. La série s'appelle désormais "Les Nouvelles Aventures de Lucky Luke". Le premier tome s'appelle "La Belle Province".
11 août 2007
Figurines Lucky Luke Atlas
1. Lucky Luke
2. William et Jack Dalton moqueurs
3. Ma Dalton
4. Jolly Jumper
5. Billy le Kid
6. Le shérif
7. Calamity Jane
8. Ming-Li-Foo, le blanchisseur chinois
9. Rantanplan, le chien le plus bête de l'ouest
10. Lucky Luke, cavalier blanc
11. Joe Dalton bagnard
12. Le croque-mort
13. Le chef indien
14. Jack Dalton bagnard
15. Le colonel O'Nollan
16. Phil Defer
17. William Dalton bagnard
18. Fingers
19. Le barman
20. Averell Dalton bagnard
21. Miss Bell
22. L'indien Patronimo
23. Joe et Averell Dalton ligotés
24. Le directeur de la prison
25. Hank Bully
26. Lucky Luke en mexicain
27. Le chasseur de primes
28. Le docteur Doxey
29. Erasmus Mulligan
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